Les
salariés du Niveau 2 de la distribution de la presse, ne
sont couverts par aucune convention collective.
Seule
une minorité d’entre eux, les salariés
de la Société de presse
parisienne service, et des Société
d’agence et de diffusion, bénéficie
d’accords d’entreprise (eux-mêmes
récemment revus à la baisse).
La
majorité, salariés des PME, n’a aucun
statut social. Pourtant, tous
effectuent le même travail avec le même
matériel pour les mêmes
donneurs d’ordres, c’est les messageries de presse,
dont l’actionnaire
principal est Arnaud Lagardère.
Tous les salariés sont devenus aujourd’hui la
variable
d’ajustement des orientations libérales prises ces
dernières années.
Les
actionnaires veulent casser le système de distribution issu
de la
Libération, basé sur la solidarité et
garant du pluralisme de la presse.
Les
syndicats de la Filpac-CGT réunis en congrès ce 8
novembre, veulent que
les responsabilités des donneurs d’ordres de la
distribution de la
presse soient engagées.
Avec les salariés du Niveau 2, les syndicats exigent :
- l’ouverture
immédiate de négociations avec les donneurs
d’ordres, les organisations
syndicales des salariés, les employeurs et les organisations
patronales
pour élaborer une nouvelle convention collective
garantissant un statut
social comprenant notamment, la reconnaissance de la
pénibilité et donc
un droit à la retraite anticipée pour les
personnels concernés, l’accès
aux caisses sociales professionnelles, le droit à la
formation, une
sécurité sociale professionnelle.
Les syndicats exigent
de plus que leur fédération soit partie prenante
comme interlocuteur
syndical dans tous les projets de restructurations afin que dans toute
fusion la question sociale soit primordiale et donc prioritaire.