CGT-SPPS
Syndicat Filpac-CGT de la SPPS
"Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles." Oscar Wilde

 



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La presse pour les nuls

Quel avenir
pour la
Presse quotidienne
en France ?


 

 

mercredi 22 avril 2009
 





Déclarations de l’assemblée générale d'Antrapresse
des 21 et 22 avril 2009



    Réunis à La Grande Motte les 21 et 22 avril 2009, les délégués d’Antrapresse (Association nationale des travailleurs des métiers de la Presse) ont fait le bilan de la situation dans la presse française et notamment des dégâts sur l’emploi occasionnés par les différents dispositifs de départs anticipés qui ont pour partie vidé les entreprises de presse des emplois à statuts et notamment les services techniques sans aucunement solutionner l’avenir des entreprises et de ses salariés. 

    Résolument convaincus qu’il existe un avenir pour la presse écrite en France en complémentarité de l’Internet, et un avenir pour les entreprises de presse et leur modèle économique pour peu qu’il y ait une volonté de le faire vivre autrement que par la seule concentration et mutualisation des imprimeries, ils se prononcent pour le repositionnement des salariés actuels et futurs sur de nouveaux outils et/ou de nouveaux métiers avec de nouvelles qualifications, des investissements techniques permettant la réintégration de travaux et la prise en compte de charges de travail supplémentaires, l’utilisation des fonds publics pour une véritable politique de formation professionnelle de haut niveau.

    L’Antrapresse se prononce clairement pour la défense et l’application de la convention collective de l’Edition afin de lutter contre la précarité qui sévit dans la profession de correcteur aggravée par la généralisation du numérique, appelant notamment l’ensemble des organisations de la CGT à agir dans ce sens.

    L’Antrapresse a longuement débattu du secteur de la distribution et notamment du portage de presse dont la convention collective entre en application à compter du 1er juillet 2009. L’association appelle l’ensemble de ses adhérents à tout faire pour favoriser la mise en place et l’amélioration de cette convention et combattre le faux statut de travailleur indépendant de vendeur colporteur de presse, générateur de la précarité absolue dans ce métier en fort développement. 

    Elle appelle par ailleurs aux solidarités indispensables afin d’aider les salariés des dépôts privés (niveau 2) confrontés à des réorganisations destructrices d’emplois et à l’ouverture de négociations portant sur la mise en place d’une convention collective nationale.

La Grande Motte le 22 avril 2009






8:49:28 PM    commentaire(s) []

samedi 23 août 2008
 


10:37:09 AM    commentaire(s) []

jeudi 24 juillet 2008
 


Etats généraux de la presse
Ce que dit la Filpac CGT


    Le gouvernement veut tenir à l’automne des « états généraux de la presse ». Etats généraux ? Alors il doit s’agir d’un vaste débat national, public, ouvert à tous. Pas d’un séminaire d’experts de connivence, d’économistes du même bord, de financiers et d’industriels intéressés par leurs parts de marché. On parle bien de ça ? Alors avançons les moyens, mesures et initiatives à mettre en œuvre au service de l’information, du pluralisme, de la démocratie.

Pour une orientation démocratique

    La presse, l’essor du nouveau média numérique, l’information en général, ont besoin de se frayer de nouveaux espaces, et de faire fructifier les acquis historiques en matière de démocratie. Mais existe-t-il un choix démocratique ? Tout dans le discours dominant est centré sur l’économie libérale, érigée au rang de science exacte, de vérité absolue. Priorité doit être donnée à la qualité de l’information, pas à la rentabilité de la transaction commerciale de sa vente.

La crise ? Celle de l’offre éditoriale


    Les éditeurs parlent de la « crise » de la presse. De quelle crise s’agit-il ? Elle est engendrée par la pauvreté de l’offre éditoriale et des contenus, par l’extrême rareté de l’initiative créatrice de nouveaux titres, qu’ils soient imprimés ou sur un site Internet.

    La crise de la presse est d’abord la crise de l’offre éditoriale.

    En revanche, la part est belle pour un certain type d’informations, celles relevant de la sensation, de l’émotion, du superficiel. Une entreprise de formatage de l’opinion se construit, elle est l’inverse du choix à opérer pour la promotion de l’information. Le rôle de la presse et de l’information doit être renforcé dans l’espace public. La presse et l’information doivent participer au débat public, pas à la fabrication de l’opinion.

Le rôle des institutions démocratiques


    L’information et la presse, pour exister dans notre pays que certains aimeraient immerger dans le libéralisme, doivent-elles être, obligatoirement, concentrés dans de grands groupes ? Ou bien ont-elles une chance d’accès à l’indépendance, à la qualité au service du citoyen ? Dans ce cas, des mesures doivent être prises pour les protéger, assurer leur pérennité et leur développement. L’information et la presse sont mortelles. Assurons-leur une longue vie.

    A cet égard, quel est le rôle des institutions démocratiques et des pouvoirs publics ? Aider les groupes les plus forts à construire un marché de l’information à l’échelle mondialisée, ou développer une société de l’information fondée sur des valeurs démocratiques, qui nécessitent des investissements et une régulation économique et sociale renforcée.

    De quoi parle-t-on quand il est évoqué un « nouveau modèle économique » ? Trois sources financent la presse d’information générale : l’achat du lecteur, la publicité, les aides à la presse. Marche-t-on vers le renforcement d’une illusion, la gratuité, pour mieux éradiquer l’une des sources de financement, les aides à la presse ? Qu’elles doivent être réorientées vers la création éditoriale, vers le soutien aux moyens de l’indépendance, certainement. Mais supprimées ? Non. Des partisans organisés agissent en lobby pour obtenir cette destruction. Nous sommes pour réévaluer ces aides, pas les détruire.

Promouvoir le pluralisme et l’indépendance de l’information

    Notre choix est net : force doit rester à la démocratie. Il s’agit de promouvoir le pluralisme de l’information donc de la presse, de soutenir l’initiative éditoriale nouvelle, de conforter les moyens industriels leur permettant d’exister, d’assurer une distribution et une diffusion équitables qui assurent le droit et l’accès libre à l’information, de mettre au point un système de solidarité qui soutienne les organes de presse les plus faibles, de créer de véritables instruments de mesure de la vente de l’information et de la presse.

    Ces objectifs relèvent d’une loi d’orientation.

    En conséquence, nous optons pour un renforcement des organes de régulation de l’information et de la presse.

    Des structures existent :
  • une direction du développement des médias sous la tutelle du ministère de la Communication et de la Culture,

  • un conseil supérieur des messageries de presse chargé de l’application de la loi sur la distribution de la presse (loi Bichet),

  • une commission paritaire des publications et agences de presse groupant administrations et entreprises de presse, dont le secrétariat relève de la DDM,

  • une société professionnelle des papiers de presse assurant le service d’une centrale d’achat aux éditeurs.

    Il s’agit maintenant de mieux coordonner leur action au service de l’indépendance et du pluralisme de la presse et de l’information. Pour ce faire, nous préconisons la création d’une haute autorité de la presse, en charge de l’application de la loi d’orientation, de la coordination des moyens de régulation, et dont les membres seront désignés par l’Assemblée nationale, le Sénat et le Conseil économique et social.

Les moyens de l’initiative éditoriale


    L’exercice concret de la démocratie de l’information suppose des moyens. A défaut, seuls les plus fortunés disposeraient du pouvoir de création éditoriale. La dérive actuelle l’illustre. C’est pourquoi la création éditoriale, l’encouragement aux initiatives rédactionnelles doivent disposer d’un système de financement. Un fonds tel que celui existant dans l’industrie cinématographique devra être créé, dont les sommes collectées seraient allouées selon les préconisations de la Haute Autorité.

    L’initiative éditoriale, ainsi encouragée, aura également pour effet de renouer les liens de confiance très détériorés entre les lecteurs et les rédactions. Existent des chartes déontologiques, dont celle de Munich est la référence. Mais elles ne sont pas appliquées. De surcroît, le nouveau média, Internet, véhicule une somme considérable, en perpétuelle progression, d’informations non vérifiées. Dès lors la qualité de l’information n’est pas certifiée. Un label devra être mis en place qui, apposé sur le support médiatique, certifiera la véracité des informations délivrées par des professionnels et les indissociables bonnes relations sociales (tarifs salariaux, qualifications, temps de travail, stabilité des contrats de travail) présidant aux rapports entre salariés et direction au sein des entreprises d’information.

Soutien public au pluralisme

    Le pluralisme est d’importance constitutionnelle, le Conseil constitutionnel l’a établi en 1984. Pour que nul écart ne se creuse entre les textes fondamentaux de la république et la réalité du terrain, le pluralisme doit être supporté par un fonds à vocation égalitaire. Précisément, la répartition des fonds doit être inversement proportionnelle aux capacités financières, aux ressources publicitaires des différentes entreprises d’information. Le choix d’attribution des sommes et leur montant doivent cibler les supports quotidiens d’information générale de façon à corriger les inégalités existantes, et à encourager les initiatives et créations éditoriales. La gymnastique économique se mettra au service du pluralisme en ce sens que le mur de l’argent ne fasse pas obstacle à la libre circulation des informations, des opinions et des idées qui lui sont liées.

Distribution et impression : la place des moyens industriels

    Les moyens industriels au service de l’initiative éditoriale font partie intégrante des moyens du pluralisme. Les centres d’impression des quotidiens reçoivent la garantie de demeurer attachés aux entreprises d’information, qui utilisent leurs moyens pour assurer l’indépendance de leur fabrication.

    De la même façon, la loi Bichet et le système de distribution des NMPP et des MLP doivent être confortés et adaptés aux missions qui sont les leurs : fournir au citoyen, en quelque lieu que ce soit du territoire, le ou les titres de son choix. Les éditeurs, à l’instar des moyens d’impression, doivent garder la maîtrise de la distribution, ce qui les met à l’abri d’opérations industrielles dont la logique négligerait forcément le respect fondamental de la liberté d’accès au titre choisi par le lecteur.

Pour un cadre social rénové

    De façon par trop systématique, la question sociale est traitée par une simple soustraction des effectifs, par des procédés de rupture du contrat de travail, qu’elles prennent l’aspect d’ainsi nommés départs volontaires, de plans de licenciements collectifs, de guichets incitant au départ individuel au terme de transactions obscures.

    L’information, la presse et le média numérique reposent sur des personnels qualifiés, motivés, dument rémunérés. Pour rétablir ces normes, développer les nouvelles qualifications, conforter l’attachement professionnel aux entreprises d’information, la Filpac CGT préconise pour l’ensemble des formes de presse d’information générale, imprimée comme numérique, la construction d’un cadre social correspondant à la création d’un statut stable du travail salarié.


La Filpac CGT prend toutes dispositions et initiatives, avec ses adhérents, militants, délégués et organisations, pour porter ses positions et propositions dans le débat public, de telle manière qu’elles soient entendues et prises en compte aux états généraux de la presse.


Montreuil, le 23 juillet 2008

9:23:50 PM    commentaire(s) []

lundi 23 juin 2008
 

Aux membres du Comité exécutif national

Pour information aux adhérents de la Filpac CGT



La déclaration commune Filpac CGT – SGL CE – section CGT des NMPP du 14 décembre est la dernière expression publique de la Fédération sur la question de la distribution, car la division interne et néanmoins publique n’a pas permis de mener à bien l’unité de l’intervention de la CGT. Cette déclaration appelait à un travail commun : « Un groupe de travail, ouvert à tous ceux qui sont en accord avec cette analyse et ces objectifs, est constitué pour mener à bien ces tâches. Il matérialise le souci partagé de l’unité et de la solidarité entre salariés des Messageries et de la distribution de la presse. » La division a privé la Filpac CGT de ce travail commun et de son expression. La situation actuelle et ses derniers développements après le CEN du 12 juin imposent à la Filpac CGT de retrouver sa voix et ses capacités d’intervention, malgré et par delà l’aggravation de la division publique de ses rangs et l’absence de débats réels.

1. Une offensive majeure se prépare

Tous les éléments (éditoriaux, déclarations de membres majeurs du pouvoir politique, intentions déclarées de certains poids lourds du patronat, nouveaux intervenants dans les médias) concordent : à la faveur d’états généraux de la presse, annoncés par le président de la République pour la rentrée, la perspective déclarée du pouvoir est d’en finir avec tout ce qui ressort au dispositif encadrant la presse quotidienne, et en particulier avec ce qu’il appelle le Livre. Se développe une argumentation libérale aux termes de laquelle c’est la présence du « Livre » qui est un frein au pluralisme, par « le monopole » qu’il exercerait, et représenterait un facteur réactionnaire contre l’adaptation des médias au numérique dans le cadre du marché libéralisé. Or il est bien clair que le pouvoir a besoin de coups pour rebondir en permanence et justifier sa politique de destruction antisociale, comme l’ont prouvé le coup de Xavier Bertrand sur les 35 heures, et l’offensive en cours contre la CGT des Ports et Docks.

Personne n’ignore le degré de décision du pouvoir et d’une partie du grand patronat dans leur volonté de mener à bien les contre-réformes libérales, lesquelles supposent de marginaliser la CGT.

2. Le plan NMPP 2007 – 2010 dans ce contexte

C’est dans ce contexte actuel que la Filpac CGT doit considérer le plan stratégique concernant la distribution de la presse. Ce plan a été présenté le 13 novembre 2007 au comité central d’entreprise des NMPP. A cette époque, il était clair pour la direction de la Filpac CGT que la question des NMPP était l’un des dossiers majeurs que le nouveau président se proposait de traiter en priorité.

Nous sommes maintenant passés à la phase finale des travaux pratiques.

Ce plan est d’une nature industrielle et sociale que beaucoup de syndicats et de délégués ont rencontrée ou rencontrent en ce moment, dans leur entreprise et dans leur groupe. Il modifie les
équilibres précédents au sein des NMPP en ce sens qu’il s’adapte aux nouvelles technologies à la nouvelle carte de l’impression décidée par les éditeurs, et qu’en conséquence il remet en cause les centres de groupage des titres à Paris et en Ile-de-France. Il déplace le groupage des titres, dont la loi Bichet fournit le cadre légal, du Niveau 1 des centres d’Ile-de-France vers le Niveau 2 des dépôts en région. Comme beaucoup d’autres plans, il comprend une réduction importante d’effectifs et prépare le contournement du statut traditionnel des salariés ouvriers et cadres techniques des NMPP. Le Livre IV afférant à ce plan a été présenté aux organisations syndicales compétentes.

3. Sur quoi portent les divergences fondamentales avec le SGL CE ?

Depuis le 13 novembre 2007, il aurait été possible à la Filpac CGT, avec toutes ses composantes, de bâtir un plan cohérent alternatif et de mener à bien la défense du principe démocratique d’égalité de distribution des titres dont les NMPP ont la vocation.

Que ce soit clair et net : ce qui est cause aujourd’hui, ce ne sont pas les méthodes employées par telle ou telle partie de la CGT des NMPP et du SGL CE, même celles qui paraissent radicales, mais bien le but de ces actions. Nous ne sommes pas dans une réédition du conflit du Parisien libéré de 1975, mais dans sa caricature. Plus d’une demi-année a été gâchée, si bien que, aujourd’hui, les méthodes d’action se déroulent dans un contexte différent de celui qui présidait aux destinées du plan 2007 – 2010, car le gouvernement et une partie du grand patronat sont à l’offensive contre la présence de la CGT dans la presse. Entre-temps, des reculs significatifs ont été enregistrés par la CGT, par exemple au profit de Force ouvrière au siège des NMPP, dans le 12e arrondissement parisien, et à Combs-la-Ville après la révocation de délégués du personnel CGT par le SGL CE.

Il apparaît de façon claire que si la distribution de la presse, quotidiens et périodiques, est une juste cause, elle risque de devenir le Waterloo de la CGT si la division et la surenchère entre différentes factions de la CGT continuent, et si la Filpac CGT ne retrouve pas sa voie et sa capacité d’unité, de rassemblement et d’intervention. Différentes actions (incendie des paquets de quotidiens à l’ARM de Vitrolles dans la nuit du 8 juin, occupation musclée du siège des NMPP le 19 juin au matin) offrent un prétexte au patronat de contre-attaquer et de servir aux libéraux au pouvoir des arguments pratiquent qui alimentent leur volonté d’affrontement. La « lettre ouverte à ceux qui veulent tuer la presse », publiée par la quasi-totalité des éditeurs de presse quotidienne nationale, à l’exception notable de L’Humanité, témoigne du ton nouveau employé.

Si les éditeurs de presse quotidienne et le directeur général des NMPP ne sont pas passés à une mise en pratique des directives des experts libéraux du gouvernement, ils risquent de s’y rallier si une alternative fédérale Filpac CGT n’est pas immédiatement fournie.

4. Les tâches immédiates de la Filpac CGT

La fonction de la Filpac CGT et de sa direction, c’est de garantir l’unité de ses organisations et la démocratie, tant dans les relations internes à la CGT que dans les relations avec les salariés. Dans ce sens, le secrétariat a été mandaté par le CEN du 12 juin 2008 pour prendre toutes dispositions visant à tenir avec les directions compétentes, syndicats patronaux, pouvoirs publics et institutions comme le Conseil supérieur des messageries de presse, les réunions nécessaires afin de sortir de la situation actuelle au mieux des intérêts de la CGT, de ses adhérents, et des salariés qu’elle représente.

Mais la situation réclame d’autres dispositions.

La Filpac CGT doit mettre en œuvre les moyens de son unité, les moyens d’application de la démocratie syndicale en son sein, et de la démocratie dans ses relations aux salariés. Elle doit déterminer l’orientation propre à garantir et cette démocratie et cette unité, et disposer des moyens de débat avec toutes les composantes.

En conséquence, elle considère de son devoir et de sa fonction de proposer aux interlocuteurs patronaux et gouvernementaux les voies qui permettent aux salariés de sauvegarder leurs intérêts. Pour cela, une consultation des instances statutaires doit avoir lieu, comme une consultation des salariés des NMPP.

Sachant qu’un bureau fédéral est convoqué le 3 juillet, doit-on en passer par un CEN extraordinaire en plus de ce BF, ou à la place de ce BF, de façon que la direction nationale de la Fédération soit à même de poursuivre la mise en œuvre des orientations déterminées par le congrès des syndicats de la Fédération, en novembre 2007, à Lille ?

Les camarades du CEN doivent répondre par retour du courrier au secrétariat de la Fédération.

Quelle que soit la réponse à cette question, le secrétariat continue et continuera d’appliquer le mandat qui lui a été confié par le CEN du 12 juin 2008.

Le secrétariat, Montreuil, le 20 juin 2008, 12 heures.


9:49:28 PM    commentaire(s) []

lundi 19 mai 2008
 


Journée du 22 mai 2008


RETRAITES
Nous sommes tous concernés !




Contrairement à ce que prévoyait la loi de 2003 sur les retraites, le gouvernement a clôt les discussions avec les organisations syndicales le 28 avril dernier pour appliquer la décision prise unilatéralement par Nicolas Sarkozy et passer les salariés à 41 ans de cotisations.

Nous ne pouvons pas accepter cette fin de non recevoir
des propositions de la CGT !

La journée du 22 mai doit être la journée de mobilisation devant permettre de faire reculer le gouvernement qui maintient donc son projet d’allongement de la durée des cotisations et qui, de fait, rendra bientôt impossible la retraite à taux plein à 60 ans pour la majorité des salariés.

Cette journée de mobilisation doit également permettre la reprise des négociations sur la pénibilité en vu de mettre en place un dispositif de départ anticipé pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles, dangereux ou astreignants.

Les quatre propositions de la CGT pour assurer l’avenir de nos retraites :

  • Garantir un bon niveau de retraite
  • Assurer un droit à la retraite à partir de 60 ans
  • Reconnaître la pénibilité par un départ anticipé
  • Assurer le financement des retraites

En ce qui concerne la SPPS, la direction s’était engagée à ouvrir, avant fin 2007, des négociations sur la pénibilité du travail de nuit et sur les contraintes liées au traitement des quotidiens. Comme pour d’autres sujets, cet engagement d’ouverture de négociations n’a toujours pas été respecté !

C’est pourquoi notre syndicat appelle les salariés de la SPPS à soutenir les revendications de la CGT en observant un arrêt de travail de deux heures au début de leur prise de service et de venir nombreux à la manifestation du 22 mai à 14H00, derrière les banderoles de la FILPAC-CGT et du Comité intersyndical du Livre parisien.

Le rendez-vous du CILP se situe place de la Bastille,
à l’angle du boulevard Beaumarchais et de la rue Saint-Antoine.



TOUS ENSEMBLE DANS L’ACTION !

Le Comité syndica
l

12:19:23 AM    commentaire(s) []

dimanche 4 mai 2008
 

       

Communiqué commun Cfdt, Cfe-Cgc, Cftc, Cgt, Cgt-Fo


"rendez-vous de 2008 sur les retraites"

Pour les confédérations syndicales, le « rendez vous de 2008 sur les retraites », doit être l'occasion de consolider le système par répartition, seul à même d'assurer la solidarité indispensable entre générations et de répondre aux exigences de justice sociale.

Fondamentalement, l'avenir des retraites est lié à la situation de l'emploi et des politiques économiques. Les confédérations syndicales n'entendent cependant pas nier les différences d'approche existantes entre organisations sur les réponses à apporter.

Mais face au blocage gouvernemental sur les principales propositions des organisations syndicales (garantie et niveau des retraites, droit à la retraite à 60 ans, durée de cotisation, reconnaissance de la pénibilité, ressources financières assurant l'avenir à long terme du système de retraite, réduction des inégalités entre les femmes et les hommes…), les confédérations décident d'appeler à une journée nationale interprofessionnelle d'action et de manifestations le 22 mai 2008.

Elles appellent les salariés, les jeunes et les retraités à être nombreux le 22 mai dans l'action et les manifestations pour la défense de la retraite solidaire.

Les organisations ou associations : FSU, UNSA, SOLIDAIRES, UNEF, JOC, se joignent à cet appel.

Communiqué du 30 Avril 2008

7:18:41 AM    commentaire(s) []

vendredi 2 mai 2008
 


9:29:36 PM    commentaire(s) []

mercredi 30 avril 2008
 


11:31:08 PM    commentaire(s) []

samedi 26 avril 2008
 

Déclaration du 25 avril 2008

Intervention de Nicolas Sarkozy
Pas de réponse sur les salaires

Durant plus d’une heure et demi, le Président de la République s’est exprimé à la télévision sans apporter aucune réponse aux attentes des salariés, des chômeurs et des retraités.

Alors que les revendications sociales s’expriment de façon de plus en plus vive dans les entreprises, N. SARKOZY s’est contenté d’un discours d’autosatisfaction sur les mesures prises. Elles sont pourtant à l’origine des mécontentements et des mobilisations qui se développent dans le pays.

Pour l’avenir, il n’a fait que réitérer des propositions anciennes. Ce faisant, il a éludé la question centrale des revalorisations des salaires et du pouvoir d’achat.

Concernant l’avenir des retraites, il a rejeté toute idée de ressources nouvelles, conformément aux exigences patronales pour ne retenir que l’allongement de la durée de cotisations. Il confirme donc la logique de baisse du niveau des pensions.

Alors que le pays connaît un important mouvement revendicatif des salariés sans papiers, il a volontairement semé la confusion entre demande de régularisation et demande de naturalisation.

Le Président de la République a annoncé la généralisation du Revenu de Solidarité Active (RSA) mais en annonçant, pour la première fois, son financement par l’amputation de la prime pour l’Emploi aujourd’hui versée à plusieurs milliers de salariés modestes.

Malgré le mouvement des lycéens il a confirmé la politique de suppressions des milliers de postes d’enseignants, de même qu’il avait confirmé le principe des franchises médicales.

Le Président de la République tente de faire croire qu’un hommage aux organisations syndicales pourrait remplacer de vraies négociations sur le contenu des mesures à prendre pour répondre aux attentes.

La CGT appelle à faire du 1er mai une grande journée revendicative unitaire pour le pouvoir d’achat des salariés, la défense des retraites et la protection sociale et des services publics.



Manifestation du 1er Mai 2008
De république à Nation - 14h30

CGT, FSU, Solidaire, CFDT, Unef



Rendez-vous du Comité inter CGT :

Dès 14h15 - Derrière la banderole du Comité inter
Place de la république/Angle du bd du Temple

10:28:07 AM    commentaire(s) []

jeudi 24 avril 2008
 



Rencontre Comité inter CGT -
représentants PQN (payante et gratuite)


Le mercredi 16 avril 2008, dans les locaux de la Direction du développement des médias, les représentants de la presse quotidienne nationale payante et gratuite ont rencontrés les responsables du Syndicat des imprimeries parisiennes-Cgt, d’Info’Com-Cgt, du Syndicat des correcteurs et du Syndicat CGT de la SPPS.

Les différents intervenants ont réaffirmé l’importance que revêtaient les accords de 2004, reconnaissant que l’ensemble des titres de la presse quotidienne nationale avaient pu bénéficier d’un développement de leurs offres éditoriales et de diversifier leurs activités.

Dans un secteur livré à une concurrence exacerbée, les parties ont convenu de poursuivre l’indispensable modernisation des imprimeries de la presse parisienne, seule alternative en capacité de répondre qualitativement aux nouveaux besoins des quotidiens nationaux.

Les parties ont acté que le renforcement de la charge de travail des imprimeries devait être l’axe central et prioritaire des discussions qui s’engageaient pour préserver et garantir de véritables solutions d’emplois pérennes pour tous les salariés des imprimeries de presse n’entrant pas dans le champ de mesures sociales négociées, dans le cas où celles-ci s’avéreraient nécessaires.

Pour les titres de la presse quotidienne nationale, les parties se sont engagées à mener des réflexions autour de trois axes :
  1. Rapatrier les divers suppléments faisant partie intégrante de l’offre éditoriale des quotidiens réalisés actuellement en dehors des imprimeries de presse parisienne.

  2. Rapatrier les numéros spéciaux qui appartiennent aux groupes de presse de la PQN qui ne sont pas confectionnés actuellement par les imprimeries de presse parisienne.

  3. Analyser tous les travaux qui ne relèvent pas du périmètre du SPQN : travaux de la presse gratuite où travaux d’autres secteurs.

Pour les journaux gratuits, les représentants des quotidiens 20 Minutes, Métro et  Direct-Soir ont exprimé leur volonté de respecter les accords signés avec le SIP-CGT. De manière appuyée et à plusieurs reprises, les responsables des deux quotidiens ont émis le souhait d’intégrer au plus vite les entreprises de presse parisienne, dès lors que les conditions techniques seront réunies.

La résultante de cette réunion établit que l’ensemble des parties s’engagent dans une démarche volontariste par la création d’une commission technique paritaire en charge d’examiner les capacités d’impression du parc machines parisien et d’évaluer les besoins des groupes éditoriaux. Dans le courant du mois de juin les responsables de la commission technique paritaire devront être en mesure de formuler des propositions conformes aux objectifs susmentionnés.

Les représentants du CILP appellent l’ensemble de leurs mandants à maintenir le niveau de mobilisation qui a permis l’obtention de ces engagements décisifs pour les salariés de la presse parisienne.

Paris, le 23 avril 2008

9:45:02 PM    commentaire(s) []

mardi 15 avril 2008
 



DECLARATION COMITE INTER CGT


Le groupe Le Monde initiateur de la fin du paritarisme
en presse quotidienne nationale ?


Dès la constitution du nouveau directoire le Comité Inter a demandé à être reçu par

MM. Fottorino et Guiraud afin de faire le point de la situation et prendre connaissance de la stratégie qu’entendait développer le groupe.

Le directoire n’a pas trouvé opportun de rencontrer la délégation du Comité Inter avant le

lundi 14 avril, jugeant plus adéquat que le Conseil de surveillance communique par courrier électronique la portée de son plan sans précédent rendant précaire l’avenir de plus de 300 salariés du groupe.

Lors de cette réunion, la direction s’est opposée à toute proposition de concertation et d’ouverture de négociation sur la base de nos revendications.

La direction du journal Le Monde rompt ainsi avec les pratiques sociales qui ont de tout temps prévalues dans l’entreprise et dénonce de fait les engagements pris par la communauté des éditeurs, officialisés par les accords de 2004 et de ses avenants.

En effet, ceux-ci rappelaient que les principes du paritarisme résidaient dans la définition des règles  professionnelles et sociales, dans le suivi de la bonne application de celles-ci, ainsi que dans la prévention ou l’arbitrage des différents.

Il en résulte que le paritarisme trouve son expression, entre autre, dans la gestion prévisionnelle de l’emploi, de la formation professionnelle, ainsi que, dans celui de la protection sociale collective au travers des institutions sociales professionnelles.

Force est de constater que ce cadre social est aujourd’hui bafoué par cette nouvelle direction qui fait le choix de l’épreuve de force au détriment du dialogue social.

Si le Syndicat de la presse quotidienne nationale souhaite s’inspirer de cet exemple, interprétant à sa façon la modernisation du dialogue social prôné par la loi Borloo, alors l’ensemble des salariés de la presse écrite doivent se préparer à être traités de la sorte.

En conséquence, les délégués des entreprises de la presse Parisienne réunis  ce jour, à la maison du Livre, rappellent qu’ils n’accepteront pas que les efforts entrepris par les salariés de la profession depuis de nombreuses années se traduisent par la remise en cause du cadre social qui a toujours prévalu en presse Parisienne.

Ils exigent donc que se tienne dans les plus brefs délais une rencontre entre les représentants du Comité Inter et du SPQN afin que les engagements pris et les règles du paritarisme soient respectés.

Des réunions d’informations auront lieu dans toutes les entreprises de la presse Parisienne où l’ensemble des salariés sont d’ores et déjà mobilisés.

 
Le Comité Inter CGT défendra l’intérêt de tous les salariés
du groupe Le Monde : journalistes, ouvriers, cadres et employés

Paris, le 15 avril 2008


Déclaration lue par Bruno Lantéri (Info'com-Cgt)
 
en CE extraordinaire SEM,
ce mardi 15 avril 2008


En tant que représentant syndical CGT au comité d’entreprise de la Société éditrice du Monde, je m’indigne que la direction reste sourde au rejet massif de plan incluant des départs contraints et des cessions de sociétés, exprimé par les salariés de la SEM, les salariés du groupe et les déclarations des organisations syndicales.

Un projet de réorganisation qui aboutirait aux licenciements de 129 salariés et à la cession de titres, de sociétés, avec le risque de remettre en cause l'avenir de 170 salariés au pôle Magazines, est inacceptable. L'exemple de Top Famille est encore dans tous les esprits. Pour éviter cela, la négociation doit prendre une dimension groupe.

D'autre part, nous émettons des doutes quant à l’efficacité économique de ce plan qui ne résoudra pas, en 2012, le problème de la situation économique du groupe et favorisera une recapitalisation non maîtrisée de l’entreprise.

Les pratiques du Médef ne doivent pas être les nouvelles normes du Monde, qui n'est pas une entreprise comme les autres. De plus, ce qui peut être assimilé à un coup de force de votre part, remet en cause fondamentalement le modèle social du Monde et les règles de paritarisme en usage dans la profession. Nous ne vivons pas dans un monde "fermé" et étant donné la gravité de la situation, les conséquences dans la PQN nécessitent qu’une rencontre soit organisée au Syndicat de la presse quotidienne nationale avant toute négociation interne.



9:06:14 PM    commentaire(s) []

samedi 12 avril 2008
 



Rencontre entre les représentants SIP/CGT et les
cadres des imprimeries Parisiennes

DECLARATION
COMMUNE



Les représentants du SIP et une trentaine de cadres des imprimeries Parisiennes se sont rencontrés le 07 avril 2008 pour aborder la situation de mutation profonde que connait notre profession et des outils syndicaux qu’il convient d’adapter. L’ensemble des cadres présents adhèrent pleinement à la résolution adoptée par le congrès du SIP le 08 février 2008 et décident de participer à la construction d’une structure syndicale en capacité de réunir l’ensemble des salariés de trois filières de métiers (édition, impression, distribution).

Celle-ci devra, selon eux, prendre en compte le rôle des cadres dans le processus de fabrication à partir d’une reconnaissance des métiers et de leurs situations spécifiques.

Dans les imprimeries, cette structure devra impulser une politique de développement de la charge de travail, de modernisation et de renforcement en capacité de production de travaux nouveaux dans les entreprises de la presse parisienne. Elle doit être propositionnelle en matière de formation professionnelle et d’évolution dans les qualifications telles que définies dans les accords cadres et conventions collectives.

Ainsi, l’ensemble des cadres présents décident la mise en place d’une commission composée de camarades en charge d’élaborer avec les représentants du SIP un projet professionnel et syndical qui s’intègrera dans un fonctionnement régional regroupant les 3 filières de métiers.

Fait à Paris, le 07 avril 2008

12:06:22 PM    commentaire(s) []

samedi 5 avril 2008
 


Fédération des travailleurs des Industries du Livre,
du Papier et de la Communication Cgt

Les camarades de Narbonne, inquiets pour leur avenir, ont décidé d'écrire à leur direction afin d'obtenir des réponses sur le probable rattachement des dépôts de Carcassonne et de Narbonne (voir ci-dessous le courrier adressé au directeur de Narbonne Diffusion Presse)

En effet, la direction des NMPP, en application de son plan "Défi 2010", a décidé la fermeture de dépôts sans prévoir aucune solution sociale pour les salariés qui travaillent actuellement dans ces dépôts.

La Filpac-Cgt a réussi à recenser 46 dépôts qui seraient concernés par ces fututs rattachements. Nous conseillons aux salariés de ces dépôts de s'organiser et d'envoyer un courrier similaire à leur direction. Nous leur conseillons également de prendre contact avec la Filpac-Cgt afin de venir rejoindre le collectif CGT Niveau 2 pour que nous obtenions l'ouverture de négociations sur :

  •  la mise en place de mesures sociales pour accompagner les compressions de personnel que ne manqueront pas de déclancher les rattachements de dépôts ;

  • l'élaboration d'une convention collective de branche du Niveau 2 de la distribution de la presse.

Liste des dépôts de presse du Niveau 2 qui devraient éventuellement disparaître.

Albertville
Alès
Amnéville
Apt
Arles
Avranches
Bayonne
Bellegarde
Berck plage
Bergerac
Blois
Briançon
Cahors
Castets
Castres
Challans
Château d’Oléron
Colmar
Douai
Draguignan
Dreux
Dunkerque
Evreux
Guingamp
La Canourgue
Lacanau
Laon
Lens
Lorient
Lunel
Maubeuge
Monaco
Montélimar
Montluçon
Moulins
Narbonne
Noyon
Roussillon
Saint Gervais
Saint Lô
Sète
Souillac
Tarbes
Thonons les Bains
Valenciennes
Verdun

       

M. Maurice LAURENSON
NARBONNE DIFFUSION PRESSE
166 ROUTE D'ARMISSAN
11100 NARBONNE

Narbonne, le 31 mars 2008


    Monsieur,

    Nous avons appris officieusement la fermeture du dépôt, pour la fin de l’année.

    Nous aimerions connaître officiellement la date de cette restructuration.
   
    Nous aimerions savoir aussi, si vous avez prévu une priorité de réembauchage et dans quelles conditions, s’il existera une convention de reconversion, c'est-à-dire des actions de formation destinées à favoriser le reclassement de ceux qui le désireraient en fonction de leur age et de leur situation familiale.

    En vous remerciant des suites que vous donnerez à notre demande, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.



Bernard PETRAC 
Délégué du personnel CGT
NARBONNE DIFFUSION PRESSE


Copie à M. Rémy PFLIMLIN, Directeur Général des NMPP et à M. Michel MULLER, Secrétaire Général de la  FILPAC-CGT.

8:57:33 AM    commentaire(s) []

dimanche 16 mars 2008
 

Fédération des Travailleurs des Industries du Livre, du Papier
et de la Communication CGT
263, rue de Paris - case 426 - 93514 MONTREUIL CEDEX -
Tél. 01 48 18 80 24 Fax 01 48 51 99 07 - 01 48 18 81 52
Site Internet : filpac-cgt.fr


Déclaration


Les délégués des entreprises de la presse du grand Sud, réunis les 11 et 12 mars 2008, constatent que, l’application, dans la distribution de la presse, du plan NMPP « Défi 2010 », prend la forme de destructurations brutales, sans aucune concertation, qui ont pour conséquence la destruction d’emplois en plus de décisions aberrantes.

  • Certains dépôts de presse sont rattachés à d’autres au mépris du bon sens et de l’efficacité.
  • Le personnel, dévoué à la cause de la distribution de la presse, est rejeté au rang de variable négligeable d’ajustement.
  • Les NMPP, les éditeurs n’appliquent que des normes de rentabilité étrangères au maintien d’un réseau de distribution au service de chaque citoyen.

En conséquence, les délégués de la presse du grand Sud :

  • Se déclarent solidaires des salariés des dépôts de presse malmenés par les restructurations ;
  • S’engagent à susciter dans le personnel de leur entreprise la manifestation de la solidarité ;
  • S’adressent aux éditeurs de presse pour qu’ils interviennent dans le sens de l’application de normes civilisées dans les restructurations en cours ;
  • Appellent le Conseil supérieur des messageries de presse à appliquer un moratoire sur les restructurations afin qu’elles soient examinées de façon paritaire, s’agissant en particulier des normes sociales de traitement des personnels.

Balaruc-les-Bains, le 12 mars 2008


8:50:48 AM    commentaire(s) []

vendredi 7 mars 2008
 



Déclaration des Elus SIP d’OFFPRINT



A la demande du Syndicat des Imprimeries Parisiennes, une rencontre sur la situation de notre entreprise s’est tenue  au siège du FIGARO entre la Direction Générale du Groupe, la Direction d’OFFPRINT et une délégation du SIP/CGT composée de son secrétariat et des Elus SIP.

Notre délégation est venue rappeler à M. Francis Morel les engagements qu’il a pris avec elle  lors de la dernière rencontre du 20 décembre 2007, à savoir :

Sa volonté à trouver pour OFFPRINT un partenaire, afin d’élaborer un nouveau projet industriel. Celui ci, accompagné d’un nouveau plan de charge, permettra, selon lui à sécuriser la charge de travail, voir à l’étendre, et d’assurer le développement et la pérennisation de cette nouvelle structure.

Le Président du Groupe Figaro, qui plus est Président du SPQN, respectera les  accords régionaux signés en 2004 qui prévoient notamment :
Le développement et les investissements dans les imprimeries afin de conforter l’ensemble des éditeurs et d’accéder à de nouveaux marchés pour développer le plan de charge et sauvegarder les emplois en Presse Parisienne.

Aujourd’hui, M. Morel nous annonce qu’une négociation exclusive est engagée avec M. Riccobono et son projet NEWS PRINT. Cette décision doit être pour sa part celle qui  garantie au mieux la charge de travail actuelle d’OFFPRINT et son futur développement.

Nous avons précisé que notre organisation a toujours respecté ses engagements et les accords signés. De plus, elle l’informe, qu’elle n’acceptera aucun transfert de charge de travail d’OFFPRINT vers NEWS PRINT sans avoir impérativement obtenue de sa part, du SPQN et de l’ensemble des Editeurs signataires des accords de 2004, des garanties sur leurs projets en matière de charge de travail et de l’avenir de l’ensemble des salariés titulaires et permanents liés à notre entreprise.
 
Notre délégation a rappelé une nouvelle fois à M. Morel que concernant le Groupe Montagu, propriétaire des titres Paris Turf et Week End, qu’il  était également par ses titres, signataire des accords régionaux de 2004. Le SIP demande donc formellement qu’il engage dans les meilleurs délais une véritable discussion avec cet Editeur en vu d’un rapatriement des titres : Tiercé Magazine, Bilto, Matin Courses, Paris Courses, La Gazette des Courses, Le Favori, Turf Magazine, Stato, Lotofoot, etc. en PQN.

Les Elus du S.I.P/CGT d’OFFPRINT, appellent une nouvelle fois l’ensemble des Ouvriers, Employées et Cadres de la profession à rester mobilisés tout au long des discussions sur ce dossier afin qu’un réel projet pérenne puisse voir le jour, garantissant ainsi la charge de travail et les emplois.

Fait à OFFPRINT le mercredi 5 mars 2008

6:54:26 AM    commentaire(s) []



COMMUNIQUE DU COMITE INTER



POLITIQUE SALARIALE 2007-2008

Ce jour, le 4 mars 2008, le Comité Inter a rencontré les éditeurs du SPQN sur la politique salariale 2007 et 2008.

La négociation qui s’est engagée fût difficile, vu que le président du SPQN dans sa première intervention ne proposait aucune avancée en termes d’augmentation salariale.

Au cours de cette négociation, la délégation du Comité Inter a réussi à obtenir que le SPQN confirme son engagement de décembre dernier en déclinant une politique salariale régionale basé sur le respect des indices.

A l’issue de cette négociation le Comité Inter à signé le constat d’accord sur la base suivante :
  • + 1,2 % d’augmentation au 1er mars 2008.
  • + 0,6 % d’augmentation au 1er juillet 2008.
  • Un rendez-vous est d’ores et déjà pris pour le mois d’octobre 2008 afin de réaliser les ajustements nécessaires pour la prise en compte de l’inflation réelle constatée sur l’année 2008.

D’une part, l’obtention de + 1,2 % pour le 1er mars 2008 permet de solder la politique salariale 2007 dans le cadre du respect des indices.

D’autre part, cette augmentation salariale du 1er mars 2008 anticipe la probable inflation à laquelle seront confrontés les salariés de la profession sur l’exercice en cours et doit être considérée comme une avance sur la politique salariale 2008.

Paris, le 4 mars 2008

6:25:20 AM    commentaire(s) []

mercredi 13 février 2008
 



COMITE INTER


LES EDITEURS SIGNENT-ILS L’ARRET DES « PETITS  TITRES » ?


Le Comité Inter n’a de cesse de rappeler que l’accord-cadre professionnel et social, signé en 2004 avec le SPQN, modernisant les trois secteurs de fabrication (sièges éditoriaux, imprimeries et distribution) est l’élément fondamental qui régit les différentes modernisations auxquelles sont confrontées les entreprises de presse quotidienne nationale.

Par cet accord, tous les dirigeants ou éditeurs de quotidiens nationaux, se sont engagés à œuvrer à la pérennité des entreprises de presse, à garantir un avenir professionnel aux salariés, à développer l’offre éditoriale et les investissements.

Pour les imprimeries, le Comité Inter s’inquiète de la voie dans laquelle certains éditeurs s’engageraient, à savoir la production de l’ensemble des titres de la PQN sur seulement deux sites d’impression : l’un CIPP (Riccobono) traitant l’ensemble des parutions de presse quotidienne en format « tabloïd », tandis que l’autre, Roissy-Print (Le Figaro) aurait en charge la confection des titres en « berlinois ».

Si tel était le cas, le pluralisme de la presse serait farouchement attaqué dans ses fondements, puisque cette formule placerait les « petits titres » dans une situation inextricable. A n’en pas douter les créneaux horaires induits seraient préjudiciables aux petits journaux qui au moindre retard ne seraient plus ou mal distribués. La souplesse et la réactivité demeurent les garants d’une presse quotidienne nationale adaptée aux besoins de ses lecteurs.

En cas de validation d’un tel projet, les éditeurs concernés prendraient des risques inconsidérés. Ne pas tenir compte des graves conséquences sociales qu’engendreraient de telles dispositions, équivaudrait à une remise en cause unilatérale des accords de 2004.

La menace d’un passage en force qui semble animer certains éditeurs ne resterait pas sans conséquences. Dans un tel cas de figure, la réponse de la profession serait sans équivoque et déclencherait à n’en pas douter un important conflit social.

Il y a encore peu, se profilait la mise en place effective d’une solution négociée à la nécessaire modernisation des sites d’impression. Cela ne semble plus être le cas.

C’est pourquoi le Comité inter exige, dans les délais les plus courts, une réunion avec l’ensemble des acteurs de la profession qu’ils soient adhérents ou membres associés du SPQN, mais aussi avec les représentants des imprimeurs parisiens et des journaux « gratuits ».

Paris, le 12 février 2008


4:37:29 AM    commentaire(s) []

vendredi 8 février 2008
 

Mercredi 6 février 2008


1er congrès du SIP-CGT

Intervention de la CGT-SPPS



Mes chers camarades,


J’aimerais, pour commencer, souligner l’importance que revêt pour notre syndicat le fait d’avoir été invité à assister au premier congrès du SIP et de pouvoir y intervenir.

Déjà parce que les espaces où il n’y a pas d’opposition systématique à notre libre expression… ou même à notre simple présence… se font rares !

Mais surtout, en raison des liens qui se sont tissés entre nous  au fil des treize dernières années, et qui se sont renforcés négociations après négociations, conflits après conflits : le conflit du Parisien, la guerre des gratuits et la bataille des NMPP… pour ne citer que les plus importants.

Cela fait donc treize ans déjà, que nous avons décidé, et bien avant que cela ne devienne un slogan confédéral, d’être “acteurs et décideurs” au sein de notre organisation syndicale.

Avec nos camarades correcteurs - sans l’hébergement desquels les choses auraient été encore beaucoup plus difficiles ! – nous avons fait vivre le Comité inter, laissé à l’abandon à l’époque par les partisans du syndicat unique, en nourrissant le projet de reconstruire, sur les fondations historiques de cet Inter, une structure régionale CGT forte et pérenne. Et c’est bien ce que nous avons réussi à faire jusqu’en 2003…

En 2003, confronté a l’offensive patronale menée par Yves de Chaisemartin, le Comité inter dit « historique » a entrepris une  rénovation de ses structures, dans le but de gommer son fonctionnement catégoriel, devenu largement inadapté.

Pour ce faire, nous avons imaginé de créer une nouvelle structure régionale,  basée sur des sections d’entreprises multi catégorielles, regroupées au sein de trois syndicats de filières de métiers (édition, impression, distribution), les aspects régionaux étant confiés à une union syndicale de type CILP regroupant ces trois syndicats locaux.

L’adhésion de la Chambre typographique parisienne à notre projet et la création d’Info’com-CGT ont marqué le début de cette reconstruction. La création du Syndicat des imprimeries parisiennes par la section des imprimeurs rotativistes quelques mois plus tard a ensuite confirmé le renouveau de l’Inter. Le seul secteur à n’avoir toujours pas créé son syndicat est le secteur de la distribution… pour des raisons que vous connaissez bien et sur lesquelles je ne m’étendrais pas aujourd’hui mais qui, malheureusement, risquent de perdurer encore quelques temps, et d’autant plus que la mise en œuvre du plan « défi 2010 » des NMPP ne favorisera sans doute pas le retour à l’unité syndicale dans ce secteur.

Loin de nous, néanmoins, l’idée d’abandonner notre projet commun alors qu’il continu de progresser à grands pas !

Dans les rédactions, le travail effectué par les Typos et les Correcteurs au sein du Comité inter afin de rapprocher leurs points de vue commence à porter ses fruits, et la syndicalisation de cadres, d’employés et de journalistes au sein d’une seule structure d’entreprise dans les sièges éditoriaux devient une réalité.

Certains diront que le nombre de ces nouvelles adhésions reste limité, prouvant que le projet des syndicats de filières de métiers est voué à l’échec.

Ils se tromperaient. Le bilan actuel est au contraire très positif parce que la première étape a été franchie et qu’elle démontre la faisabilité de la démarche.

Dans le secteur de la distribution, le problème est tout autre. il ne s’agit plus de convaincre les salariés d’entreprises où nous sommes déjà présents syndicalement.

Non. Il s’agit désormais de conquérir de nouvelles positions à l’extérieur de nos entreprises « protégées ».

En effet, un grand nombre de travailleurs en souffrance, non syndiqués, distribuent de la presse à Paris et sa grande couronne.

Ces travailleurs isolés sont exploités : ils travaillent, tous les jours et toutes les nuits, en dehors de toute règle sociale… et ce, à seulement un jet de pierre de nos ateliers. Et pourtant ce sont les journaux que nous fabriquons et que nous imprimons qui passent entre leurs mains…

Qu’ils travaillent dans les dépôts banlieue pour le niveau 2, sur des bouts de trottoirs à peine protégés des intempéries pour le portage de presse ou à la sortie des bouches de Métro pour la distribution des gratuits, ces salariés sont à mille lieues de bénéficier des statuts des ouvriers du Livre.

Bien sûr, il serait illusoire de prétendre leur apporter nos statuts. Néanmoins, parce que le portage de presse et le niveau 2 sont en passe de devenir les enjeux majeurs de la distribution de la presse des prochaines années, il est important d’y construire un rapport de force qui viendra renforcer le projet régional.

Dans les imprimeries, le problème est double : convaincre les « non-rotos » de l’utilité de la rénovation des structures, et élargir le champ de la syndicalisation aux entreprises de Labeur de la région parisienne.

S’agissant de ce dernier point, preuve est faite, par la démonstration effectuée dans l’entreprise qui imprime désormais France-Soir, que le SIP est bien l’outil syndical adapté à cet élargissement de notre champ syndical historique.

C’est donc à l’intérieur même des imprimeries parisiennes qu’il sera le plus difficile de convaincre. Espérons que les camarades du SGLCE prendront conscience suffisamment tôt des enjeux… avant la disparition d’une partie du parc industriel de l’impression… et des emplois qui y sont attachés !

Ce premier congrès du SIP-CGT apporte la preuve qu’il est possible de rénover notre structure régionale, et qu’il est nécessaire de combattre l’inertie, et même la malveillance, de certains qui trouvent plus « confortable » de gérer la fin du Livre CGT !

Je vous encourage donc à continuer d’avancer mes camarades car, même moins nombreux qu’avant, je peux vous assurer que la distribution, du moins ceux que l’on a longtemps appelés les PDP, sera derrière vous, quoiqu’il arrive, pour finaliser ce que nous avons commencé ensemble !


Vive la CGT !

Vive le Comité Inter !

Vive le 1er congrès du SIP-CGT !




8:46:23 AM    commentaire(s) []

jeudi 7 février 2008
 


Résolution

Lors de la tenue du 1er congrès du SIP CGT le 6 février 2008 à la Maison du Livre, après avoir analysé la situation générale et celle de la Profession, les congressistes ont apprécié le bilan d’activité de leur syndicat et ont débattu des orientations à prendre pour le secteur de l’imprimerie en général, des secteurs presse et labeur en particulier, et des revendications qu’ils devront porter à l’avenir.

Le congrès s’oppose à la politique destructrice du gouvernement de Nicolas Sarkozy, cautionnée et appliquée par le MEDEF, et mettra tout en œuvre, au travers de ses orientations et de l’activité militante de ses mandants, pour la contrecarrer avec leur organisation syndicale CGT. Cette politique, sous prétexte de permettre aux Français de travailler plus pour gagner plus, vise en fait la casse du Code du travail et des conventions collectives, à généraliser la flexibilité, allonger le temps de travail, et les annuités de cotisations et de reculer l’âge de la retraite.

L’ensemble des congressistes dénoncent le fait que soient mis à bas la notion de service public, (énergie, transports, santé, communications, culture, éducation, etc.), la protection sociale, les conventions collectives, la retraite par répartition, les régimes spéciaux, la Sécurité sociale.

Ils condamnent et refusent la politique gouvernementale et sa mise en œuvre par les privatisations, délocalisations, ainsi que la remise en cause des 35 heures, du Code du travail ou des droits acquis ainsi que des droits syndicaux et prud’homaux par la mise en place d’une nouvelle carte judiciaire, etc.

Concernant la Profession, malgré la poursuite de la crise en presse quotidienne écrite, (érosion du lectorat et baisse des budgets publicitaires), les grands groupes économiques continuent les concentrations et leur repositionnement en presse et en labeur afin d’élargir leur champ d’intervention. Pour autant, le SIP CGT avec le Comité intersyndical du Livre parisien, s’appuyant sur l’accord cadre professionnel et social, signé en novembre 2004, veillera à l’application et aux respects de ce dernier.

Par cet accord, tous les dirigeants ou éditeurs des quotidiens nationaux se sont engagés à œuvrer à la pérennité des entreprises de presse, à garantir un avenir professionnel aux salariés et à développer l’offre éditoriale et l’investissement. L’accord définit les modalités de fonctionnement du paritarisme dans les domaines de la gestion de l’emploi, de la formation professionnelle et de la protection sociale.

L’accord doit s’appliquer à tous les titres, qu’ils soient gratuits ou payants, d’information générale ou hippiques. C’est là une des conditions du maintien d’une presse pluraliste dans un environnement où le libéralisme tend paradoxalement à limiter la concurrence en favorisant les concentrations.

Le SIP CGT rappelle que cet accord, qui décrit et précise les métiers du prépresse et de l’impression, comporte avant tout des perspectives de maintien et de développement de la charge de travail, les mesures sociales restant à définir ultérieurement entre les parties.

En aucun cas, il n’acceptera que les principales dispositions de cet accord soient remises en cause au profit d’un unique plan de mesures d’âge. Il considère que l’ensemble des aides de l’Etat doit concourir à une véritable relance de la presse nationale et régionale et ne peut se fixer comme seul objectif une réduction drastique des effectifs qui compromettrait la sortie même des titres.

Dans le droit fil des accords de 2004, garantissant la préservation du pluralisme en presse, les congressistes mettront tout en œuvre pour que les accords signés soient respectés.

Ils combattront tous projets de concentrations mettant en péril une organisation adaptée à la bonne fabrication de l’ensemble des quotidiens en termes techniques, d’horaires ou de distribution

Ces projets, qui définissent de nouvelles orientations et de nouveaux objectifs en termes de production, se profilent sans que les acteurs de la production ou les représentants syndicaux n’en soient informés. Sans concertations et négociations préalables de la part des éditeurs et sans relation aucune avec les accords négociés ou existants, la remise en cause du pluralisme en presse quotidienne nationale risque de devenir bientôt une réalité si le projet porté par quelques éditeurs devient effectif. Il pourrait, de fait, avoir une répercussion et des conséquences sociales graves immédiates.

Le SIP CGT, avec le soutien inconditionnel de ses mandants, veillera au respect des engagements de l’ensemble des éditeurs concernant la pérennité des sites industriels et des investissements nécessaires, le maintien et le développement de la charge de travail existante ou son rapatriement, et répondra à toute mobilisation ou appel de ses différentes instances.


De fait, le congrès établit comme impératif immédiat l’ouverture de négociations pour un règlement rapide de la situation du journal le Monde afin d’apporter au plus vite des réponses à la crise traversée par le quotidien, notamment :

  1. Sur la situation et les perspectives à court et moyen terme du groupe le Monde ;

  2. Sur les engagements pris concernant les investissements, la charge de travail et la modernisation de l’outil industriel dans le respect de l’accord de méthodes du 27 octobre 2008 entre la direction et le SIP CGT ;

  3. Sur la mise en place dans le cadre régional d’une véritable GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) à même de contrecarrer l’unique solution consistant en un plan de restructuration.

Le plan 2007-2010 annoncé par la direction des NMPP nécessitera toute la vigilance tant du SIP CGT que du Comité intersyndical sur les réformes engagées et les répercussions sociales, ainsi que les conséquences potentielles sur les quotidiens nationaux


Les revendications
de notre syndicat SIP CGT

Partant de la défense du statut et des conventions collectives propres à la presse et au labeur, construire de nouvelles solidarités entre salariés des deux secteurs et établir des convergences revendicatives afin que la manœuvre patronale consistant à les mettre en concurrence soit déjouée ;

Défense du rôle des salariés de la presse dans le processus de l’impression, la distribution et les rédactions ;

Politique salariale et pouvoir d’achat : indice adapté à notre branche professionnelle ;

Défense du pluralisme et du rôle spécifique de la presse ;

Développement d’une politique volontariste d’investissements dans les entreprises pour concourir à la réalisation de l’ensemble des produits presse et de ses suppléments ;

Développement de la charge de travail et intégration des gratuits ;

Garantir le pouvoir d’achat par indexation sur un réel indice des prix à la consommation sur les bases de l’objectif de l’indice FILPAC adapté à notre branche professionnelle. Pour pallier les incidences du coût des produits pétroliers, mise en place de chèque transports collectifs ou utilisation de chèques carburants ;

Défense et amélioration du système de distribution des quotidiens en préservant les principes fondateurs sur la mutualisation des coûts assurant une mise en place identique de tous les journaux.

  • S’agissant des conditions de travail, notamment en matière de sécurité et de prévention, le syndicat SIP CGT sera particulièrement attentif à la mise en œuvre de solutions, curatives et préventives, tant techniques qu’organisationnelles, afin de préserver la santé et l’intégrité physique de l’ensemble des salariés des imprimeries. Il réaffirme sa volonté que soient prises en compte les contraintes du métier et leur impact négatif sur les conditions de vie, ce qui justifie pleinement la mise en œuvre de départs anticipés d’une part et la mise en place d’une véritable retraite à 55 ans d’autre part. Elle veillera à l’aboutissement du dossier sur la reconnaissance de la pénibilité du travail et des négociations en cours.

  • En matière de formation professionnelle, l’accord obtenu par le Comité intersyndical du Livre parisien doit être un point d’appui pour la mise en place d’une véritable sécurité sociale professionnelle, sur la base des orientations de notre confédération, pour un véritable plan de formation tout au long de la carrière professionnelle des salariés des imprimeries de la presse parisienne, des industries graphiques et de la reprographie.

  • Depuis la constitution du groupe unique Audiens, la fusion des caisses de retraite et des institutions de prévoyance, et la création d’une union de mutuelles depuis le 1er janvier 2004, le SIP CGT est et sera attentif au maintient d’un haut niveau de protection sociale, de services et de qualité. Il veillera, dans le respect du paritarisme et des différents accords entérinés par les partenaires à ce que se tienne une concertation permanente avec les administrateurs issus de notre organisation syndicale, afin  que nos analyses et nos propositions soient écoutées et mises en œuvre.

  • Les congressistes constatent que les résultats obtenus lors des négociations régionales sont conformes aux mandats donnés à leurs élus. Ils réitèrent leur soutien à  toutes les formes de solidarité, ouvrière et syndicale, nationale et internationale. Leur participation et leur apport aux différentes initiatives prises par leur confédération ou les unions locales et départementales témoignent de leur attachement au développement des actions syndicales unitaires.


Situation syndicale

Concernant la situation de la structure syndicale, la signature de l’accord-cadre du 30 novembre 2004 confirme ses effets. Les signataires, parmi lesquels InfoCom CGT, SIP CGT, syndicat des correcteurs, SPPS, ont depuis poursuivi leur objectif, à savoir travailler à la refonte syndicale, en phase tant avec les orientations du 6e congrès de leur fédération, la FILPAC, qu’avec l’évolution de notre secteur étant à même de répondre aux attentes des camarades dans les entreprises.

Dans le respect des filières de métiers et des salariés de chaque filière, les trois secteurs ayant leurs particularités en termes de positionnement professionnel et de composition sociologique, il est retenu la création de trois syndicats, un de l’édition, un des imprimeries et un de la distribution, l’ensemble étant regroupé dans une structure de coordination régionale.

Les délégués au 1er congrès du SIP CGT anticipent et préparent l’évolution de leur syndicat, les particularités nouvelles concernant l’évolution de sa structure et l’arrivée de nouveaux syndiqués de secteurs tels que ceux des imprimeries de presse et de labeur, qu’ils soient ouvriers, employés ou cadres.

En vue de leur prochain congrès, ils mandatent dès maintenant la commission exécutive nouvellement élue pour définir les adaptations nécessaires à apporter aux structures du syndicat, à ses statuts, en fonction de son développement, afin de prendre en compte son nouveau champ de compétence et de préparer l’arrivée des nouveaux syndiqués dans ses structures et instances de direction.

Les délégués du SIP CGT, représentant les adhérents du syndicat, réitèrent leur attachement au Comité intersyndical du Livre parisien et à son nouveau fonctionnement, ainsi que leur confiance en leurs élus, qu’ils mandatent pour travailler, avec les salariés des sièges éditoriaux, de l’impression et de la distribution, à l’élargissement du rapport de force qui devra s’appuyer sur la coordination des métiers composant la Profession.


Paris, le 6 février 2008

9:52:23 PM    commentaire(s) []

jeudi 31 janvier 2008
 


Fédération des travailleurs des Industries du Livre,
du Papier et de la Communication Cgt

Rencontre secrétariat Filpac-CGT/bureau du Conseil supérieur des Messageries de presse : le texte de l’intervention liminaire du secrétariat


Voici les notes de l’intervention liminaire du secrétariat de la Filpac CGT, prononcée lors de la rencontre avec le bureau du Conseil supérieur des Messageries de presse, le 31 janvier 2008.



Délégation du secrétariat de la FILPAC CGT

Restructuration de l’ensemble du système de distribution est en cours : il s’agit pour nous d’un mouvement décisif pour l’avenir des différentes formes de presse payantes confrontées à de nombreux défis et transformations

Depuis quelques années, de nombreux plans sociaux, particulièrement aux NMPP ont conduit à reformater l’entreprise, à réduire fortement les coûts de la distribution de la presse, à modifier le réseau et les structures financières ; au profit avant tout des éditeurs

Le dialogue social est aujourd’hui fortement perturbé : personne ici n’ignore les difficultés que rencontrent la direction des NMPP par exemple pour négocier. Cette situation n’est positive pour personne mais elle est compréhensible et explicable essentiellement par le manque de visibilité, voire de lisibilité, des perspectives d’avenir

Notre Fédération y travaille et notre délégation vient vous présenter ses premières réflexions qui ont fait l’objet de concertation et d’accord de l’ensemble de nos structures concernées quelles que soient les différences qui peuvent exister par ailleurs

Le contexte nouveau de la presse payante

Rappel : la presse payante est en train de changer d’époque ; elle est confrontée à des défis nouveaux que nous avons, je crois, tous identifier (référence au rapport du CES). Ces changements affectent l’ensemble du contexte : économique, technologique, social, politique ;

L’ère du numérique, sa convergence est une des fractures que nous prenons particulièrement en compte : modifie fondamentale le rapport que chaque individu peut avoir avec l’acquisition des connaissances, de la culture et de l’information

Examinons particulièrement le problème de la diffusion par les voies numériques : influe fondamentalement sur la qualité de l’information avec une offre multiple quasi infinie sans organisation bien définie

Fait apparaître des intervenants nouveaux et puissants dont le but est avant tout marchand et qui ne relève pas des règles et conventions liés à la presse (et particulièrement tout ce qui a été engendrée par les ordonnances de 1947)

Nous sommes conscients que ce qui régulaient la presse jusqu’au jour d’aujourd’hui ne suffit plus et doit pouvoir se réformer dans le contexte d’aujourd’hui. Y compris les outils, tels que le CSMP

La distribution de la presse est une des régulations les plus structurantes et qui est également la plus importantes en terme de moyens financiers mis à disposition par les aides à la presse

Réforme oui ; mais pas démantèlement et c’est là la base de notre démarche d’aujourd’hui.

Le plan Pflimlin s’adapte… mais à quoi ?

Le plan Pflimlin : avons conscience qu’il cherche à répondre au nouveau contexte créé à la presse

Mais nous considérons que la réforme d’un système ne peut se faire simplement en changeant un des segments aussi important soit-il. Or, c’est ce que nous sommes en train de vivre

Le plan Défi 2007-2010 ne modifie pas que l’entreprise NMPP, il touche au réseau, à son fonctionnement, à sa gouvernance, à sa régulation

Mais sans pour autant que la finalité pour le réseau ne soit débattu voire évoqué, du moins à notre connaissance. N’a pas fait objet de concertation avec tous les acteurs, cela est sûr

Même dans la dimension sociale, le plan Défi 2007-2010 change le contexte sans pour autant en assumer les conséquences. Ex. regroupement des dépôts et avenir des salariés concernés par les disparitions d’entreprises

C’est pour cela que nous vous demandons la mise en place d’un cadre de concertation qui permet de traiter l’évolution du système de distribution à tous les niveaux. Ce qui relève de l’entreprise NMPP doit se négocier à ce niveau avec les structures patronales et syndicales concernées, idem pour le 2e niveau, idem pour ici, mais tout cela a besoin de coordination

Un mémoire autour de quatre grands thèmes

Besoin d’un cadre de concertation au niveau le plus élevé ; ne peut se faire dans les instances de dialogue social habituel. Le CSMP doit être ce lieu

1er thème : L’architecture du réseau de distribution Les 3 niveaux L’impact de l’évolution de l’impression, elle-même soumise à un autre modèle économique Les convergences entre les différentes formes de presse pour assurer la distribution

2e thème : La distribution des abonnés : postés et portés L’impact des accords presse-poste qui seront négociés d’ici 2009 Le rapport à faire par M. Schwartz

3e thème : La dimension sociale du nouveau réseau de distribution Précarité ne peut rimer avec efficacité en la matière Convention collective niveau 2

4e thème : Evolution du rôle et de la composition du Conseil supérieur CSMP lui-même fruit et acteur de la régulation du passé Faire évoluer son rôle, Haute autorité à l’ère numérique pour traiter de ces impacts particulièrement dans la presse écrite et sa distribution

Création d’une commission de travail entre CSMP (dans lequel se retrouvent les éditeurs et les pouvoirs publics) et les organisations syndicales pour rédiger un mémoire sur ces thèmes (ou d’autres)

Lancer un appel pour recueillir les avis et propositions sur ces sujets (évocation de l’initiative de Mme Albanel sur l’avenir de la télévision publique)


9:11:00 PM    commentaire(s) []

dimanche 13 janvier 2008
 




Alain Diano vient de décéder des suites d’une longue maladie.
Délégué syndical de la SAD de Nice pendant longtemps, il avait aussi été un des membres fondateurs de l’Antrapresse en 2001.
Nous regretterons tous son amitié et son militantisme sans concession.
À toi Alain,
Pascal Le Boulch

Pascal Wright a représenté la CGT-SPPS et l’ANTRAPRESSE aux obsèques d’Alain et a déposé une couronne de fleurs de la part de notre syndicat et de l’association.



10:56:31 PM    commentaire(s) []


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Dernière mise à jour: 22/04/09; 20:51:11.

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