LE BOULCH à oreille de la Presse


 lundi 29 janvier 2007


QUAND PATRONS DE LA DISTRIBUTION DIRECTE
ET GOUVERNEMENT
MARCHENT LA MAIN DANS LA MAIN,
SANS LE RAPPORT DE FORCE DES SALARIES,

ils créent une loi pour modifier le code du travail
pour un assouplissement du contrôle de la durée du travail
(Décret n°2007-12 du 4 janvier 2007, J.O. du 5)

Pour ne plus être tracassé par les inspecteurs du travail et les tribunaux

Un décret assouplit les modalités du contrôle de la durée du travail prescrit par l’article D. 212-21 du Code du travail, pour les salariés ne relevant pas de l’horaire collectif. Rappelons que le contrôle du temps de travail de ces salariés est effectué a posteriori par l’inspection du travail, à partir des données enregistrées sur un relevé fourni par l’employeur.

En principe, lorsque les salariés d’un atelier, d’un service ou d’une équipe au sens de l’article D. 212-21 (travail par relais, roulement ou par équipes successives) ne sont pas occupés selon le même horaire collectif affiché, la durée du travail de chaque salarié concerné est décomptée selon les modalités suivantes :

  • quotidiennement, par enregistrement, selon tous moyens, des heures de début et de fin de chaque période de travail ou par le relevé du nombre d’heure de travail effectuées ;
  • chaque semaine, par récapitulation, selon tous moyens, du nombre d’heures effectuées par chaque salarié.

Ces dispositions ne sont d’ores et déjà pas applicables aux salariés concernés par les conventions ou accords collectifs prévoyant des conventions de forfait en heures lorsque ces conventions ou accords fixent les modalités de contrôle de la durée du travail.

Le décret ajoute une nouvelle possibilité de dérogation pour « les salariés concernés par les conventions ou accords collectifs de branche étendus prévoyant une quantification préalablement déterminée du temps de travail reposant sur des critères objectifs et fixant les modalités de contrôle de la durée du travail ».

Il s’agit, a expliqué le ministre délégué à l’Emploi, Gérard Larcher, « de substituer à l’obligation d’enregistrement un dispositif mieux adapté » pour les secteurs, comme celui de la distribution directe, où la règle générale de comptabilisation du temps de travail n’est pas aisément applicable, car les salariés ne sont pas présents dans l’entreprise et disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur temps de travail.

Mine de rien, ce « dispositif mieux adapté » du sieur Larcher, n’est-ce pas pour saper un peu plus les salariés qui ont du mal à faire valoir le paiement de leur temps de travail ou encore pour faire oublier la durée légale des 35 heures ?


Il est dommageable que la seule confédération la CGT ait été la seule (à notre connaissance) à s’opposer à ce décret. En effet, l’également le gouvernement à l’obligation de demander, préalablement (ce qui fut fait en octobre 2006) l’avis des 5 syndicats reconnus par le code du travail.




ENSEMBLE AGISSONS A PARTIR DES PROPOSITIONS DE LA FILPAC-CGT
DE TOUT REVOIR, EN PROFITANT DE L'ARRIVEE DU DSL ET DE L'ADRESSE




9:28:44 PM