LE BOULCH à oreille de la Presse


 jeudi 3 juillet 2008

Déclaration CGT au SDD
Réunion plénière du 2 juillet 2008

Les dernières déclarations patronales, au niveau des entreprises de la branche, sur une position soi-disant « ambiguë » de notre organisation syndicale vis-à-vis de l’accord IK du 6 juin 2008 nous oblige à préciser définitivement notre position :

      • la CGT ne signera pas cet accord.

En effet, après consultation de l’ensemble de nos mandants, la décision de refuser de cautionner la proposition du SDD de fixer les IK à 0,375 €/km s’est largement imposée.

Pourtant, nous osons affirmer que c’est bien notre organisation syndicale qui est à l’origine de la rédaction de cet accord :

  • C’est en effet la CGT qui a proposé, après l’échec des négociations de novembre 2007, de mettre en place des commissions techniques paritaires pour redéfinir précisément les différentes variables de l’IK ;
  • C’est également la CGT qui a demandé de ramener cette IK au niveau de la branche, renouant ainsi avec la démarche initiale engagée par les négociateurs de la convention collective de la PNA ;
  • Enfin, c’est encore la CGT, qui a revendiqué la mise en place d’une indexation automatique de l’IK basée sur l’augmentation réelle des carburants et des autres éléments qui la composent.

Aujourd’hui nous déplorons que ce projet ne puisse recevoir notre approbation faute d’avoir pu imposer un taux de l’IK plus en rapport avec les charges supportées par les distributeurs. Nous sommes donc contraints de nous positionner fermement et durablement contre la signature de cet accord.

Pourtant, la position intersyndicale des 6 derniers mois, si elle était restée indéfectible, aurait pu nous conduire à la signature d’un accord qui aurait permis de sortir définitivement les indemnités kilométriques de leur rôle de variables concurrentielles qui polluent la branche de la distribution directe.

Malheureusement, la signature de cet accord par certaines organisations syndicales permet à la partie patronale d’échapper une nouvelle fois à ses responsabilités d’employeur et prive les distributeurs d’une véritable réévaluation des indemnités kilométriques.

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La signature de cet accord démontre, une fois de plus, la nécessité de mettre en place une véritable démocratie sociale au sein des entreprises de la branche.

Aussi, la CGT réclame-t-elle, dès aujourd’hui, l’ouverture d’une négociation relative à la représentativité syndicale dans la branche de la distribution directe afin que la partie patronale cesse, à l’avenir, de s’appuyer sur des organisations syndicales pour le moins peu représentatives pour se soustraire aux revendications légitimes des ses salariés.


9:54:49 PM