Les
dernières déclarations patronales, au niveau des
entreprises de la
branche, sur une position soi-disant « ambiguë
» de notre organisation
syndicale vis-à-vis de l’accord IK du 6 juin 2008
nous oblige à
préciser définitivement notre position :
- la CGT ne signera pas cet accord.
En
effet, après consultation de l’ensemble de nos
mandants, la décision de
refuser de cautionner la proposition du SDD de fixer les IK
à 0,375
€/km s’est largement imposée.
Pourtant, nous osons affirmer que c’est bien
notre organisation syndicale qui est à l’origine
de la rédaction de cet accord :
- C’est
en effet la CGT qui a proposé, après
l’échec des négociations de
novembre 2007, de mettre en place des commissions techniques paritaires
pour redéfinir précisément les
différentes variables de l’IK ;
- C’est
également la CGT qui a demandé de ramener cette
IK au niveau de la
branche, renouant ainsi avec la démarche initiale
engagée par les
négociateurs de la convention collective de la PNA ;
- Enfin,
c’est encore la CGT, qui a revendiqué la mise en
place d’une indexation
automatique de l’IK basée sur
l’augmentation réelle des carburants et
des autres éléments qui la composent.
Aujourd’hui nous
déplorons que ce projet ne puisse recevoir notre approbation
faute
d’avoir pu imposer un taux de l’IK plus en rapport
avec les charges
supportées par les distributeurs. Nous sommes donc
contraints de nous
positionner fermement et durablement contre la signature de cet accord.
Pourtant,
la position intersyndicale des 6 derniers mois, si elle
était restée
indéfectible, aurait pu nous conduire à la
signature d’un accord qui
aurait permis de sortir définitivement les
indemnités kilométriques de
leur rôle de variables concurrentielles qui polluent la
branche de la
distribution directe.
Malheureusement, la signature de cet accord
par certaines organisations syndicales permet à la partie
patronale
d’échapper une nouvelle fois à ses
responsabilités d’employeur et prive
les distributeurs d’une véritable
réévaluation des indemnités
kilométriques.
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La
signature de cet accord démontre, une fois de plus, la
nécessité de
mettre en place une véritable démocratie sociale
au sein des
entreprises de la branche.
Aussi, la CGT réclame-t-elle, dès
aujourd’hui, l’ouverture d’une
négociation relative à la
représentativité syndicale dans la branche de la
distribution directe
afin que la partie patronale cesse, à l’avenir, de
s’appuyer sur des
organisations syndicales pour le moins peu représentatives
pour se
soustraire aux revendications légitimes des ses
salariés.