Une association pour quoi faire ?
Les groupes de presse se
sont
transformés, les uns en se concentrant, les autres en
modifiant leur puissance sur le marché de la presse et de la
communication. Tous ont bougé, muté. Tout est
mouvement dans le presse, le format du journal, son contenu, la forme
de distribution, la réalisation technique, tout indique que
la transformation est loin d'être achevée.
La professionnalisation
des
métiers représente une réponse
syndicale immédiate à cette situation. Cette
professionnalisation, adaptant chaque métier aux nouvelles
techniques, aux nouvelles tâches requises, sous-tend une
extension, un rebondissement véritable d'un syndicalisme
prenant en compte les métiers, à la
compétence reconnue.
La constitution d'une
association nationale est le fruit d'une réflexion collective
entre un certain nombre de camarades (de la filpac-cgt) de
divers secteurs de la presse nationale et régionale.
Le premier point d'accord
a
été, sans conteste, la
nécessité de mener une réflexion sur
les métiers, c'est à dire sur l'ensemble des
compétences, des qualifications et des
savoir-faire que maîtrise chacun des
salariés et
qui lui permettent de participer à la production,
à la mise en valeur et à l'organisation du
travail.
Notre motivation
à
nous insérer dans une association vient de notre conviction
qu'il faut précisément promouvoir une
réflexion sur les métiers et que cette situation
se rencontre, de façon identique, bien au-delà de
la "corporation".
L'Association est un lieu de rencontre et de
débats.
L'Association doit
être le lieu où se recensent et se confrontent
tous les problèmes rencontrés par les
différents métiers. Dans la transformation des
titres de presse, l'Association doit renforcer son caractère
de coordination entre les catégories et les
métiers.
Le
Président de l'Antrapresse
Jean-Luc Valegeas.
|