LE BOULCH à oreille de la Presse
Entre: Les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP), Sarl au capital de 50.000 €, dont le siège social est situé à Paris 12ème, 52 rue Jacques Hillairet, représentée par d'une part, et : Les représentants des Organisations Syndicales: L'organisation syndicale
C.F.D.T.
représentée par M.
L'organisation syndicale C.F.E-C.G.C représentée par M. L'organisation syndicale C.F.T.C. représentée par M. L'organisation syndicale C.G.T. représentée par M. L'organisation syndicale C.G.T-F.O. représentée par M. d'autre part, Le présent accord cadre, dit accord central, fixe l'accord des parties sur le projet d'évolution des NMPP appelé "Plan 2007". Il arrête les différentes mesures négociées par les parties et précise, en tant qu'accord de méthode, les procédures d'information et consultation des Comités d'Etablissement et du Comité Central d'Entreprise au titre du livre IV et du Livre III du Code du Travail. Cet accord central s'articule en 3 parties: un volet politique (préambule), un volet industriel (chapitre 1) et un volet social (chapitre 2); le volet industriel devant être complété et finalisé par des accords locaux. SommairePréambule : Orientations pour le maintien du rôle de leader des NMPP Partie 1 : Stains et ARM Partie 2 : Combs-Ia- Ville Partie 3 : Centre International de Roissy Partie 4 : Siège social Partie 5 : Filière Retours Partie 1 : Accès au dispositif Partie 2 : Dispositif de préretraite Partie 3 : Durée d'application du présent dispositif de préretraite
Préambule: orientations pour le maintien
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CHAPITRE 1: PLAN STRATEGIQUE NMPP 2007 |
Le présent accord a pour objet d'affirmer la volonté des signataires de mettre en place dans tous les établissements de la Société les moyens nécessaires pour garantir une évolution industrielle indispensable à la pérennité de la Société NMPP.
Il définit des principes directeurs pour chacun des établissements et permet leur mise en place dans l'attente de signature d'accords locaux. En effet, c'est dans les établissements que se trouve le niveau pertinent des discussions sur les mesures industrielles. Aussi, cet accord doit être décliné, en ce qui concerne les mesures industrielles, par voie de négociation dans les établissements de la Société.
Il convient également de préciser que les mesures industrielles décidées par les futurs accords locaux ne seront mises en oeuvre qu'à l'issue des procédures obligatoires conduites devant les Instances Représentatives du Personnel et des avis rendus par ces dernières.
Le Plan global NMPP, et notamment son volet social qui accompagne les mesures décrites dans le présent Chapitre, comprend également le Plan de modernisation de SPPS qui a donné lieu à la conclusion de l'accord du 2 décembre 2003 et des documents de procédure d'information-consultation relative à ce Plan de modernisation.
L'organisation sera progressivement mise en place sur Stains et les ARM au fur et à mesure du détachement des Relay.
Ces principes, validés par le présent accord, verront leurs modalités précisées par un accord local.
Le présent accord annule, remplace et se substitue pour Stains, ainsi que pour chacune des ARM, à tout accord et usage ayant le même objet.
Toutes les ARM devront être organisées en
équipe de production fonctionnant sur les principes de
polyvalence et de polycompétence.
Pour toutes les ARM à
l'exception de l'ARM de Nancy, si la présence d'un pointeau
à l'imprimerie Amaury est maintenue, la vacation devra
être réétudiée afin de
remplir au mieux la
séance de travail.
La Direction s'engage à ne pas réaliser de mutations imposées au personnel actuel des ARM, pour des raisons d'organisation ou de restructuration, entre ARM ou en direction des centres de la région parisienne.
Les besoins après mise en oeuvre des mesures de réorganisation sur chaque ARM sont de 6 postes ouvriers soit un effectif nécessaire de 10 ouvriers et de 3 cadres techniques, à l'exception de l'ARM de Vitrolles (7 postes ouvriers soit un effectif nécessaire de 12) et de l'ARM de Nancy (5 postes ouvriers soit un effectif nécessaire de 8).
Les parties conviennent enfin qu'une situation de sureffectifn'est pas de nature à remettre en cause l'organisation dans chaque ARM telle que définie dans le présent accord.
L'abandon des quotas est retenu définitivement, dès signature du présent accord central ;
La diminution significative des HS, DSR et CDD est convenue entre les parties ;
La sécurisation du site sera mise en place, dès signature du présent accord central, de la façon suivante:
Définition d'une zone de circulation restrictive.
Transit réglementé des produits.
La volonté des parties est d'augmenter la charge du site vers 200 000 paquets par semaine en moyenne, ce qui devrait nécessiter environ 111postes ouvriers.
L'objectif est de remplir pleinement les séances de travail, de ce fait, si la charge réelle devait dans certains cas dépasser ou ne pas atteindre cette moyenne, les effectifs seraient adaptés à la hausse ou à la baisse.
La charge réintégrée sera prioritairement constituée par des produits presse.
Dans un deuxième temps, la réorganisation du travail de chacune des zones de l'atelier afin de prendre en compte les évolutions vécues depuis le démarrage du site devra être précisée localement entre les parties.
A la fin de la réalisation de toutes ces mesures le besoin en ouvriers devrait être de 101 postes environ.
Ces principes, validés par le présent accord, verront leurs modalités précisées par un accord local.
Le présent accord annule, remplace et se substitue pour Combs-la-Ville à tout accord et usage ayant le même objet.
1. L'organisation de l'encadrement technique est basée sur un nombre fixe de postes. Toutefois, il sera négocié de la souplesse dans les affectations permettant d'organiser la polyvalence.
A la fin de la réalisation du plan, le besoin en cadre technique devrait être de 18 postes.
2. La
négociation du Service Technique portera sur les points
suivants:
Suppression de l'actuelle équipe de nuit et planification des effectifs assurée par le Service Général de l'Exploitation.
Les nouveaux horaires des équipes seront étudiés en local.
A la fin de la réalisation du plan, le besoin en employés du service technique devrait être de 12 postes et le besoin en cadres de 4 postes.
3. La
réorganisation du réassort doit permettre de
réserver cette prestation aux titres le
nécessitant
réellement et de réduire les délais de
traitement
en utilisant le niveau 2.
D'ores et déjà l'activité du centre de Combs s'est réduite d'au moins un tiers, les parties conviennent, dès signature du présent accord central, d'adapter sur 5 jours de travail le nombre d'emplois ouvriers et cadres à cette nouvelle charge.
L'objectif du présent accord est de mettre en place sur le centre de Roissy une nouvelle organisation bâtie autour de trois pôles permettant de garantir une meilleure qualité ainsi qu'une meilleure maîtrise de nos coûts.
Cette organisation sera progressivement mise en place en quatre étapes et le passage à chaque étape fera l'objet d'une validation.
La nouvelle organisation repose sur les principes suivants:
la limitation au strict nécessaire des manipulations de paquets et des ruptures de charges
un contrôle pondéral systématique
une meilleure planification des traitements
un traitement à la palette et non titre par titre
une préparation des commandes à partir de terminaux embarqués avec pesage intégré.
Cette nouvelle organisation telle qu'elle a été présentée et après validation de chaque étape devrait conduire à un effectif de 21 postes ouvriers et 4 postes de cadres techniques.
Ces principes, validés par le présent accord, verront leurs modalités précisées par un accord local.
Le présent accord annule, remplace et se substitue pour Roissy à tout accord et usage ayant le même objet.
1. La mise en place du plan industriel sur Roissy se fera par étapes successives, afin d'en valider au fur et à mesure les aspects organisationnels et techniques. Ces différentes étapes devront être décrites précisément, ainsi que les points de validation, lors des négociations locales.
L'étape 1 consiste à valider le nouvel outil informatique et la suppression de la zone de mise en traitement.
L'étape 2 consiste à commencer le transfert progressif des clients du trieur vers le Vrac et de modifier l'organisation des zones Réceptions et Expéditions.
L'étape 3 consiste à poursuivre le transfert progressif des clients du trieur vers le Vrac.
La quatrième et dernière étape permettra de réaliser la fin du transfert des clients du trieur vers le Vrac et ainsi la fin de la démécanisation du centre.
La validation de cette organisation finale de l'atelier de Roissy permettra une réintégration de la charge traitée à ARC, toutes choses égales par ailleurs.
2. Le présent accord institue pour le CIR un principe d'adaptation des moyens à la charge de travail qui devra être défini lors des négociations locales.
3. L'organisation de l'équipe commerciale reste inchangée, toutes choses égales par ailleurs, tant que le personnel reste sur le CIR, à l'exception de la suppression du poste "Diversifications" dont les activités seront reprises par les équipes opérationnelles.
4. Le service transport comporte 6 cadres qui se répartissent d'une part les tâches d'administration et de suivi et d'autre part les tâches opérationnelles.
5. La Direction confirme son projet à terme de fermer l'établissement de Roissy. Cependant :
L'environnement des NMPP (une conjoncture 2005 défavorable, des charges d'exploitation qui augmentent, une concurrence qui se renforce) rend nécessaire l'adoption de mesures ambitieuses dans le cadre du Plan 2007.
Il s'agit de :
concentrer nos efforts sur la relation clients et d'alléger les fonctions support, afin de mieux répondre aux attentes des éditeurs et d'améliorer nos positions face à la concurrence,
rénover notre système d'information devenu obsolète et complexe afin de renforcer notre capacité d'adaptation aux évolutions du métier, d'améliorer le sercice rendu aux éditeurs et développer nos savoir-faire,
simplifier et moderniser nos processus et structures afin de se concentrer sur les services à forte valeur ajoutée et permettre des gains d'efficacité et d'amélioration de la qualité de service
4.2 Approche qualitative
Après discussion, les parties ont fait ensemble le
constat selon lequel les mesures précédemment
décrites devaient s'accompagner d'une gestion
prévisionnelle des emplois et des compétences
ambitieuse.
4.2.1 Formation
Les parties conviennent ensemble des efforts entrepris
en matière de formation sur le Siège social
depuis
plusieurs années.
La Direction considère que l'investissement annuel en matière de formation pour le Siège social ne devrait pas être, sur la période considérée, inférieur à 3% ou 3,5% de la masse salariale.
De même, un catalogue des formations offertes sera construit avant la fin du premier semestre 2006 et présenté aux Institutions Représentatives du Personnel, puis mis à la disposition des salariés et des managers via la base "Notes". Bien évidemment, ce catalogue n'aura pas de caractère exhaustif. D'autres possibilités seront proposées aux salariés.
Par ailleurs, la Direction confirme sa volonté de favoriser l'accès à la formation au travers de toutes les possibilités offertes, notamment Plan de formation, catalogue de formation, mise en place et développement de la VAE et du DIF.
4.2.2 Recrutement et
mobilité
Les parties reconnaissent la volonté de la
Direction des NMPP de favoriser depuis plusieurs années la
mobilité et la promotion interne.
La priorité à l'interne signifie que tout poste vacant sera, sauf cas exceptionnels et métiers spécifiques, proposé en interne avant tout recours au recrutement externe.
Les parties conviennent également que, pour des métiers spécifiques nécessitant des compétences particulières ou pour remplacer en partie les éventuels départs en mesure d'âge sur le Siège, le recours au recrutement externe de cadres administratifs sera nécessaire. Toutes choses égales par ailleurs, ceux-ci pourraient correspondre à 10 ou 15 recrutements externes par an.
4.2.3 Orientations en matière de déroulement de
carrière
Les parties conviennent qu'elles doivent entamer une
réflexion afin de régler certaines
difficultés
d'application des textes et outils existants et permettre de dessiner
de nouvelles perspectives d'évolution et de
carrière pour
l'ensemble des salariés du Siège social. A ce
titre, les
parties conviennent qu'une fois le présent accord
validé,
elles ouvriront des négociations afin de rechercher la
conclusion d'un accord d'établissement permettant d'adapter
les
dispositions de l'accord du 22 janvier 1974 aux nouveaux
métiers
du Siège Social.
Par ailleurs, la Direction reconnaît la nécessité de construire des filières métiers et parcours de carrière qui permettent aux salariés de prétendre à une évolution professionnelle.
Ces évolutions individuelles se feront sur la base de l'acquisition et de la réussite dans un certain nombre de compétences-clefs.
La Direction propose d'accompagner cette réflexion puis le développement de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences par la mise en place et le développement d'outils comme l'entretien annuel: les parties confirment que cet entretien est ouvert aux salariés de toutes les catégories. La Direction s'engage à poursuivre ses efforts en direction des managers pour les former et les soutenir dans cet exercice.
4.2.4 Santé,
sécurité
et conditions de travail
Les parties font un constat positif des
travaux en matière de santé,
sécurité et
amélioration des conditions de travail menés en
collaboration avec le CHSCT du Siège social. Elles
poursuivront
ces actions dans un souci d'anticiper d'éventuels impacts
sur
les conditions de travail et d'améliorer l'environnement de
travail :
poursuite de la démarche sur l'évaluation des risques en concertation avec le Médecin du Travail, le CHSCT et le Conseil sécurité/conditions de travail, notamment par l'ouverture d'une réflexion sur les risques psychosociaux
sensibilisation des Managers à ces problématiques
intégration d'un volet Santé/Sécurité/Conditions de travail dans tout projet.
Les réformes devraient entraîner d'ici à la fin 2007 les conséquences suivantes en matière d'emplois :
Directions Commerciales Editeur et Réseau - 10
Direction Logistique - 5
Direction Administrative et Financière - 15
Services Généraux - 12
Mission assistance - 11
SARRA - 3
Amélioration continue - 15
Sur la base du périmètre d'activité du Siège social au 1er mars 2005, l'objectif au 31 décembre 2007 est donc d'un effectif sur le Siège social d'environ 500 salariés.
A la demande des organisations syndicales, l'ensemble des parties confirment leur volonté de suivre avec vigilance l'évolution des organisations du travail pour éviter toute difficulté pour les salariés restants sur le Siège.
Les parties rappellent que les conséquences en terme d'emplois seront notamment réglées par les mesures sociales du Plan 2007.
Pour prévenir d'éventuelles difficultés, les parties proposent notamment de continuer et de renforcer les actions entreprises, en concertation avec le CE et le CHSCT, sur le Siège social afin d'améliorer les conditions de travail au sens large.
L'ensemble des éléments contenus dans cette partie 4 sont validés par le présent accord, mais seront, comme pour les autres établissements, complétés par un accord local.
Les mesures industrielles ci-dessous sont d'application immédiate et ne nécessitent donc pas de déclinaison par voie d'accord local.
Les parties ont constaté que les évolutions du marché de la presse ont un impact direct sur le schéma de traitement des invendus. Ces dernières années ont vu s'accentuer 2 phénomènes très structurants pour cette activité :
Un marché qui a fortement évolué :
développement du hors-presse (comprenant l'adjonction de plus produits à des produits presse classiques)
atomisation du marché, c'est-à-dire multiplication de titres à faible diffusion .
L'achèvement de la restructurationdu réseau telle que prévue au plan précédent, sans avoir été pris en compte dans l'organisationdu flux retour (inadéquationdu nombre de plateformes et de CRL)
Les évolutions du marché d'une part, la restructuration du réseau d'autre part, ainsi que la professionnalisation des prestataires amènent ainsi à repenser la logistique des retours dans le choix des implantations ainsi que dans l'organisation des traitements dans le but de :
Améliorerla qualitédes restitutionsen termede délai (de nombreux produitsfont l'objet de plusieurs mises en vente successives, ce qui impose des délais de restitution courts) autant qu'en terme de présentation des produits.
Réduire la freinte,
S'adapter au réseau de dépôts en procédant à un redécoupage des zones de chalandise visant un meilleur équilibre des charges des CRL.
Optimiser les coûts de transport et les coûts de traitement des produits.
Dans un second temps, il devra être étudié le rôle de cette filière retours dans l'organisation du contrôle qualité de l'entreprise.
Le nouveau schéma, dont la mise en place s'échelonne jusqu'en 2007, consiste premièrement en une réduction du nombre d'implantations, conséquence directe de la réduction du nombre de dépôts.
A horizon 2007, trois entités couvriront l'hexagone :
Un CRL Sud Est, idéalement placé dans la vallée du Rhône.
Un CRL Grand Ouest auquel seront affectés les dépôts de la façade Atlantique.
Un site central en grande Région Parisienne qui aura plusieurs fonctions :
CRL pour les dépôts de l'Est et du Nord de la France ainsi que pour la banlieue
CSI pour la restitution aux Editeurs
Atelier de mise en conformité
Le deuxième axe d'évolution du schéma repose précisément sur ce changement de process qui voit disparaître les champs de palettes de chaque CRL au profit d'une zone de mise en conformité unique.
La centralisation de cette activité permet d'entrevoir une amélioration sensible de la qualité de service proposée aux Editeurs. Elle permettra d'accélérer la remontée des produits, d'optimiser le chargement des palettes, d'homogénéiser les traitements, de réduire les mélanges de parutions. D'un point de vue organisationnel, cette réforme ampute les CRL de province de leur champ de palettes et des moyens pour réaliser la confection des palettes homogènes, ce qui va conduire chacune de ces entités à adapter ses moyens techniques et humains.
Planning de
réalisation
L'année
2005 est consacrée au changement de process interne aux CRL
et
à la mise en place de la zone de mise en
conformité sur
le seul site central. Les années suivantes verront le
schéma évoluer selon le planning
prévisionnel
suivant :
2006 : Suppression de la plateforme de Toulouse par la redéfinition du schéma de ramasse sur la région.
Déménagement du site central en grande banlieue parisienne.
Suppression du CRL Est et regroupement sur le site central.
2007: Repositionnement du CRL Ouest au barycentre de sa zone de chalandise et en fonction du nouveau positionnement géographique du site central.
Présents sur le terrain depuis 2001, les QFR ont accompagné la mise en place du plan de sécurisation qui est une des étapes visant une meilleure maîtrise de la freinte.
La sécurisation des produits entre les dépôts et les CRL par le respect de procédures strictes (houssage des contenants, plombage des boxes, vérification des documents de transport) est aujourd'hui considérée comme acquise.
Dans ce contexte, le poste de QFR va évoluer vers un poste de DFR (Délégué Flux Retours).
A partir d'un planning de missions hebdomadaire fourni par leur hiérarchie, le DFR sera amené à intervenir sur les différents sites, à suivre des tournées de ramasse, à participer à des contrôles dépôts dans le cadre de missions menées conjointement avec la Direction de l'Audit et de la Qualité. Chaque mission donnera lieu à un reporting à travers la rédaction d'un compte-rendu qui permettra d'historiser les évolutions constatées et d'intervenir sur la base d'éléments concrets.
La mission essentielle du DFR sera de procéder à des audits précis et détaillés des différents sites (CRL, CSI, Atelier de mise en conformité) qu'il visitera de manière tournante. Les comptes-rendus d'audit mettront en évidence les performances et les points de progrès de chacune des entités. Ils serviront de base à l'organisation avec les prestataires de réunions de suivi d'activité.
Le DFR sera également en charge d'activités annexes :
Cadragedes quantitésrestituéespar les dépôtsavec les déclaratifs.
Suivi des consommables des dépôts et des CRL fournis par les NMPP pour la restitution des produits.
Suivi des bennes de vieux papiers jusqu'aux récupérateurs.
Enfin, le DFR sera force de proposition dans l'évolution des procédures de fonctionnement des CRL et portera un regard critique sur les évolutions qu'un prestataire peut initier, s'assurera de l'homogénéité des process, dupliquera les solutions retenues après qu'elles aient été discutées et validées avec la hiérarchie.
L'organisation finale de l'équipe de DFR sera composée de six personnes.
Les DFR bénéficient d'un statut de cadre administratif et se verront appliquer l'ensemble des dispositions conventionnelles applicables aux cadres administratifs des NMPP. Le passage au statut de cadre administratif se fera sous la forme d'un avenant au contrat de travail proposé à la signature de chaque intéressé.
L'organisation du travail telle qu'elle est décrite dans le présent accord repose sur un fonctionnement qui ne nécessite pas d'heures supplémentaires. Dans tous les cas, celles-ci ne pourraient revêtir qu'un caractère exceptionnel et ne sauraient être effectuées qu'à la demande préalable et explicite de la Direction.
Idéalement, les DFR seront situés en Région Parisienne, ce qui facilitera les échanges avec le Siège et leurs interventions sur le territoire national. Cependant, il est convenu que les personnes basées en province à la date de signature du présent protocole pourront faire le choix d'y rester. Ce choix sera formalisé dans l'avenant au contrat de travail évoqué ci-dessus.Les DFR seront équipés de moyens de communication modernes (téléphone portable, PC mobile connectable à partir d'une simple prise téléphonique), ce qui leur permettra d'être autonomes sur le terrain et de travailler à partir de leur localisation habituelle.
Par ailleurs, les parties conviennent qu'une fois l'accord signé, elles ouvriront des négociations afin d'envisager l'évolution du métier et du statut des QFA.
Dispositions
transitoires
Accompagnant l'évolution du schéma
logistique et des implantations des sites, les DFR dont le domicile est
proche d'un CRL continueront dans un premier temps à
disposer
d'un local qui leur sera réservé au sein du CRL.
Ce n'est
que progressivement que les DFR seront dans un deuxième
temps
détachés des sites et exerceront pleinement leur
travail
administratif à partir de leur domicile.
L'effectif cible de l'équipe des DFR comprenant six personnes, la période qui s'étend du jour de signature du présent accord à la fin du plan, soit le 31 décembre 2007, sera l'occasion d'étudier toutes les possibilités d'évolution des personnes qui seront prêtes, sur la base du volontariat, à réorienter leur carrière.
Dès la signature du présent accord, un plan de formation sera construit par la hiérarchie et en collaboration étroite avec la DPRH pour permettre à chacun d'acquérir les compétences nécessaires au nouveau métier. Les parties conviennent que la participation active des personnels concernés est requise. La formation portera à la fois sur les outils (bureautique, . . .) et sur le cœur même du métier que constitue l'audit de procédures.

CHAPITRE 2 : DISPOSITIF DE PRERETRAITE |
Dans le cadre du Plan de réorganisation NMPP 2007 et du Plan de Sauvegarde de l'Emploi correspondant, le présent dispositif a pour objectif de limiter les licenciements dus à la réorganisation des NMPP en adaptant l'effectif de l'entreprise au plus près possible de la mise en oeuvre des mesures de réorganisation définies, et cela notamment par la création d'un dispositif de préretraite basé sur le volontariat par rupture du contrat de travail d'un commun accord, pour motif économique.
Une fois l'accord central signé, l'application du dispositif de préretraite pour chacun des établissements est conditionnée par la signature et la mise en oeuvre d'un accord local.
C'est dans ces conditions que les parties ont convenu de mettre en place un système de préretraite permettant aux salariés qui entrent dans le champ d'application de cesser définitivement leur activité professionnelle moyennant, pendant toute la durée du dispositif, le versement d'une garantie globale fixée à 90 % au minimum du net défiscalisé sur la base de 2 parts fiscales, déterminé sur la base du salaire de référence précisé à l'article 2.3 du présent chapitre.
Le présent dispositif, que les parties reconnaissent comme globalement plus favorable que les dispositions légales et conventionnelles relatives à la rupture du contrat de travail, s'applique à l'ensemble des salariés NMPP définis à l'article 1.1 .
1.1.1 Bénéficiaires du dispositif
Sont
bénéficiaires du dispositif les
salariés des NMPP
volontaires relevant des catégories des ouvriers,
employés, cadres techniques et cadres administratifs le, 2c,
3c
et 4c, titulaires d'un contrat de travail à durée
indéterminée, âgés d'au
moins 56 ans avant
le 31 décembre 2007 et répondant aux conditions
d'adhésion au dispositif telles que
précisées dans
l'article 1.1.2 du
présent chapitre, y compris les
salariés détachés et
transférés dans
SPPS volontaires, à l'exception des
bénéficiaires
de l'article 5.1.1.2.5 du Plan de Sauvegarde de l'Emploi SPPS du 8
avril 2004
Pour adhérer au
dispositif de préretraite, le salarié doit,
à la
date d'adhésion au présent dispositif :
avoir un contrat de travail à durée indéterminée qui le lie à l'entreprise NMPP,
avoir une ancienneté NMPP d'au moins 12 ans,
relever soit de la catégoriedes Ouvriers, soit de la catégoriedes Employés, soit de la catégorie des Cadres techniques, soit de la catégorie des Cadres Administratifs 1c, 2c, 3c ou 4c au sens de la Convention Collective de la Presse Parisienne et des accords NMPP,
ne pas être reconnu invalide de deuxième ou de troisième catégorie par la sécurité sociale,
avoir atteint l'âge de 56 ans au plus tard le 31 décembre 2007, sous réserve des dispositions de la Partie 3 in fine,
ne pas être âgé de plus de 65 ans,
pouvoir liquider sa retraite à taux plein dans les cinq ans suivant l'entrée dans le dispositif, sauf exception prévue par l'article 2.1.4 dernier alinea du présent chapitre,
ne pas réunir les conditions nécessaires à la liquidation d'une retraite à taux plein au titre du Régime général d'assurance vieillesse de la Sécurité Sociale (art L 351-1 et suivants du Code de la Sécurité Sociale). Les parties conviennent que pour les salariés entrés dans le dispositif, le choix de liquider sa retraite par anticipation au titre des articles L 351-1 et suivants, R 351-1 et suivants, D 351-1-1 et suivants du Code de la Sécurité Sociale reste soumis à la seule volonté du salarié. Cette possibilité lui est offerte dés qu'il en remplit les conditions, sans pouvoir lui être imposée avant qu'il n'atteigne l'âge de 60 ans.
s'engager à cesser, définitivement et complètement, toute activité professionnelle jusqu'à la liquidation de sa retraite, la notion d'activité professionnelle étant définie par rapport aux activités professionnelles exercées pendant l'année précédant le départ en préretraite. Par ailleurs, s'engager pour toute la durée du dispositif de préretraite à ne pas reprendre d'activité professionnelle, aux NMPP ou ailleurs, à titre salarié comme non salarié, sauf celle définie comme "activité de faible importance" au sens de l'article 4 de la Circulaire CNAV n° 2004-64du 22 décembre 2004.
s'engager à ne pas s'inscrire auprès des ASSEDIC pendant toute la période de préretraite. A ce titre, l'entreprise n'adressera aucune attestation ASSEDIC aux salariés adhérant au dispositif,
s'engager à communiquer au plus tard lors de la déclarationde candidature l'ensemble des informations le concernant, susceptibles d'être nécessaires à l'appréciation de ses droits, et notamment les informations relatives aux droits qu'il a constitué auprès des régimes d'assurance-vieillesse de la Sécurité Sociale (Relevé de carrière émis par la CNAV...),
s'engager à liquider l'ensemble de ses droits à la retraite à l'âge auquel il sera en mesure de faire liquider sa retraite de la sécurité sociale à taux plein, sous réserve du 8ème alinéa du présent article.
Après avoir traité les éléments fournis par le candidat, la Direction des NMPP formalise une offre d'entrée dans le dispositif qu'elle adresse au candidat dans un délai d'un mois à partir du moment où elle disposé de l'ensemble des informations lui permettant de vérifier que le salarié remplit bien les conditions édictées à l'article 1.1.
Les salariés susceptibles d'adhérer au dispositif pour les premiers départs jusqu'au 30 juin 2006) bénéficient d'un traitement prioritaire et reçoivent une offre d'entrée dans le dispositif dans les deux semaines suivant la réception de leur déclaration de candidature.
Cette offre d'entrée est accompagnée d'une simulation de la date d'entrée dans le dispositif, de la durée d'adhésion et des montants de la rente et de l'indemnité, en fonction des informations connues à la date de réalisation de cette simulation.
Dans un délai d'un mois à réception de cette offre (deux semaines pour les premiers départs), le candidat fait connaître par écrit son intention sur la base des éléments précisés dans l'offre d'entrée.
La convention d'adhésion proposée par la Direction à la signature du salarié formalisera :
l'adhésion au dispositif, la rupture de son contrat de travail d'un commun accord et la date de cette rupture,
l'ensemble des engagements nécessaires à l'adhésion tels que précisés dans l'article 1.1,
la volonté du salarié de renoncer aux autres dispositions contenues dans le Plan de Sauvegarde de l'Emploi NMPP 2007,
le montant de l'indemnité forfaitaire de rupture,
les éléments fixant l'avantage de préretraite sous la forme d'une rente viagère.
Par ailleurs, la signature de la convention d'adhésion emportera acceptation du prélèvement sur la rente des cotisations applicables à cette rente. La convention d'adhésion doit être signée préalablement à la fin d'activité. La conclusion de la convention d'adhésion présente un caractère irrévocable. En cas de non respect des stipulations et engagements qui y figurent, il est fait application des dispositions mentionnées à l'article 2.3.3.
Les conditions instituées à l'article 2.1 sont impératives: le salarié qui n'a pas satisfait à l'une de ces conditions ne peut bénéficier du dispositif.
Plus particulièrement, la date de fin d'activité ne peut être modifiée, sauf :
circonstances exceptionnelles acceptées par le candidat et la Direction,
report autorisé: le candidat qui ne peut liquider sa retraite à taux plein dans un délai de cinq ans à compter de la date prévue d'entrée dans le dispositif a la possibilité de demander un report :
la date de fin d'activité puis d'entrée dans le dispositif est reportée d'autant de trimestres entiers que nécessaires afin de lui permettre d'atteindre la retraite à taux plein au bout de cinq annnées après la date d'entrée dans le dispositif (20 trimestres)
La date de rupture du contrat de travail est calculée à partir du lendemain de la date de fin d'activité définie ci-dessus, soit à partir du premier jour du trimestre civil suivant lequel le salarié a atteint l'âge de 56 ans, sauf exceptions prévues à l'article 2.1.4, et après la prise de l'ensemble des congés payés acquis au titre de la précédente période de référence achevée, ainsi que du solde des droits à JRTT.
L'adhérent voit alors son contrat de travail rompu et n'est donc plus salarié des NMPP à compter de cette date de rupture du contrat.
Il est établi et remis au salarié dans les 8 jours de la rupture de son contrat de travail un solde de tout compte comprenant notamment :
le cas échéant et selon la catégorie, le prorata du 13ème mois, du 14ème mois, de l'indemnité spécifique et des compléments semestriels
le solde de toute somme restant due à cette date dont l'indemnité compensatrice correspondant aux congés constitués au cours de la période de référence en cours.
le cas échéant, l'indemnité compensatrice de CET ou de Repos compensateur
l'indemnité forfaitaire de rupture
Ce solde de tout compte est le cas échéant diminué du solde de toute somme restant due par le salarié. Le candidat au dispositif de préretraite doit par ailleurs procéder au remboursement par anticipation des échéances de tout prêt consenti à l'adhérent. Les situations individuelles pourront faire l'objet, sur demande, d'un examen par la Direction du Personnel et des Ressources Humaines.
Le maintien pour le préretraité de droits et garanties en matière de protection sociale est assuré par la prise en charge par l'entreprise pendant la durée du dispositif (5 ans maximum, sous réserve des dispositions de l'article 2.1.4), de l'ensemble des cotisations sociales de retraite de base et complémentaire, ainsi que les cotisations de prévoyance et la part patronale de la cotisation de complémentaire santé.
En matière de retraite complémentaire et de prévoyance, le salaire de référence est celui fixé à l'article 2.3 du présent accord et est réévalué pour ces matières en fonction de l'évolution des barèmes de la Presse Parisienne.
Pendant toute la durée de la préretraite, le préretraité bénéficie des prestations en nature, (couverture frais de santé) servies par le régime général de l'assurance maladie. Cette couverture est assurée :
tout d'abord par un maintien de droit prévu par l'article R 313-2 du Code de la Sécurité Sociale pour une durée de 24 mois
puis au titre de l'article L. 161-8 du Code de la Sécurité Sociale pour une durée de 48 mois au maxnnum.
Si ces dispositions venaient à être modifiées, les préretraités verraient leur affiliation au régime général de l'assurance maladie assurée dans le cadre des articles L 161-2-1 et L 380-1 et suivants du Code de la Sécurité Sociale. Si la couverture dans le cadre de ces derniers articles devait entraîner le versement de cotisations, les NMPP s'engagent à prendre en charge celles-ci sur une assiette comprise entre le plafond de ressources visé aux articles L 380-2 et D 380-4 du Code de la Sécurité Sociale et le montant annuel de la rente versée au préretraité.
Pour couvrir l'hypothèse où même les dispositions des articles L 161-2-1 et L 380-1 et suivants du Code de la Sécurité Sociale viendraient à être supprimées sans qu'un dispositif équivalent de substitution n'ait été mis en place, les NMPP s'engagent à souscrire et assurer le financement auprès du Groupe Audiens d'un dispositif assuranciel de substitution (de type "expatrié") garantissant aux préretraités des prestations identiques au régime général de l'assurance maladie en vigueur à cette date.
Par ailleurs, le préretraité continue à bénéficier, selon sa catégorie, de la mutuelle Audiens-M.N.P.L avec maintien de la répartition actuelle des cotisations employeurs/salariés en fonction des règles applicables à chaque catégorie professionnelle. Il est entendu que toute contribution supplémentaire, (conjoint, enfant, module optionnel) est à la charge du préretraité et vient le cas échéant s'imputer, comme lors de son activité, sur le montant brut de la rente.
Toute modification des garanties et conditions des régimes applicables aux NMPP sera opposable aux préretraités.
Les préretraités bénéficient de l'assurance volontaire vieillesse prévue à l'article L. 742-1 du Code de la Sécurité Sociale, dont les cotisations sont prises en charge par l'entreprise jusqu'à l'obtention du nombre de trimestres nécessaires à la liquidation d'une pension de vieillesse à taux plein au sens de l'article L. 351-1 du Code de la Sécurité Sociale, dans la limite maximale totale de 5 ans après la date d'entrée dans le dispositif (20 trimestres), sous réserve des dispositions de l'article 2.1.4.
L'acquisition des droits se fait sur une base forfaitaire, selon les conditions spécifiques prévues par l'assurance volontaire vieillesse. Pour la détermination des droits, le salaire pris en compte sera le plafond de la sécurité sociale.
Il est rappelé qu'en vertu des dispositions légales et réglementaires en vigueur, la période d'adhésion à l'assurance volontaire vieillesse permet d'acquérir de nouveaux droits en matière de trimestres d'assurance au titre de la pension du régime général et que cette période est prise en compte la détermination du Salaire Annuel Moyen pour le calcul de la pension.
En matière de retraite complémentaire, conformément aux délibérations ARRCO 22A et AGIRC D25, les préretraités continuent d'acquérir des droits auprès des régimes de retraite complémentaire IRPS et IRPCS sur la base du salaire de référence (article 2.3 du présent chapitre). Les cotisations correspondantes sont prises en charge par l'entreprise.
L'adhérent bénéficie à compter de l'entrée dans le dispositif d'un avantage de préretraite versé sous la forme d'une rente viagère temporaire de préretraite, servie au bénéficiaire à compter de son entrée dans le dispositif et jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de liquidation de sa retraite sécurité sociale à taux plein et, en tout état de cause, pendant une durée maximale de 5 ans, sous réserve des dispositions de l'article 2.1.4.
Le salaire de référence servant de base à la détermination de la rente est calculé d'après les seuls éléments ci-après listés des rémunérations perçues au titre des 12 derniers mois civils précédant la fin d'activité :
salaire de base et, selon la catégorie, C.H.B et prime d'ancienneté
le cas échéant, majorations de nuit perçues au titre de l'horaire affiché et pratiqué par le bénéficiaire durant la période de référence, hors majorations de nuit générées par des heures supplémentaires
13 ème mois, 14 ème mois ou indemnité spécifique, selon la catégorie
compléments semestriels ou prime d'hiver ou complément annuel et prime semestrielle selon la catégorie, ou prime de fin d'année récurrente (y compris la prime de fin d'année versée en février pour les cadres administratifs d'exploitation détachés à SPPS) cette dernière étant déterminée selon la moyenne des 3 dernières années
le complément prime de transportles primes personnelles mensuelles et régulières suivantes: prime de fonction, pnme différentielle, prime avantage acquis, prime avantage acquis résiduel, prime personnelle, prime de commis, prime d'EP et d'EPAC, prime de mobilité géographique, majoration de férié, prime de dimanche des salariés de la Tour de Contrôle et du Service Technique de Stains, prime d'astreinte.
Pour les salariés ayant eu des absences pour maladie, accident du travail, et toutes autres absences autorisées par une disposition légale ou conventionnelle pendant la période de référence, le salaire de référence est reconstitué sur la base des éléments susvisés.
Il est expressément précisé que les heures supplémentaires sont exclues du calcul du salaire de référence.
Les salariés suspendus pour longue maladie et invalidité 1ère catégorie peuvent également bénéficier du dispositif. Les parties conviennent expressément qu'eu égard à leur caractère globalement plus favorable, les dispositions du présent dispositif se substituent à toute disposition conventionnelle applicable aux salariés en suspension maladie, notamment celles résultant des articles 20 à 23 de l'Annexe Technique Messageries de la Convention Collective des Ouvriers de la Presse Parisienne, de l'article 33 de la Convention Collective des Cadres Administratifs de la Presse Parisienne et de l'article 31 de la Convention Collective des Cadres Techniques de la Presse Parisienne. Ces salariés pourront ainsi solliciter le bénéfice du dispositif. Pour ces salariés, le salaire de référence est reconstitué sur la base des mêmes éléments que ceux vus plus haut, majoré le cas échéant de l'évolution des barèmes depuis la date de suspension de leur activité mais minoré du montant de la pension d'invalidité perçue et/ou des allocations versées par leur régime de prévoyance durant la même période de référence, et dont ils devront justifier.
Régime de droit commun
La rente sera déterminée comme suit :
65 % du salaire de référence (article 2.3) pour la part du salaire n'excédant pas le plafond de la sécurité sociale
50 % du salaire de référence (article 2.3) pour la part de ce salaire comprise entre une fois et deux fois ce plafond.
Afin de tenir compte des situations individuelles, les adhérents qui le souhaiteraient pourraient à titre dérogatoire, opter pour une détermination de leur rente sur la base de 50% de la garantie globale définie à l'introduction du présent chapitre.
L'exercice de l'option sera toutefois subordonnée à la condition que le résultat des calculs de répartition assure le bénéfice d'une rente mensuelle brute au moins égale à 1200 €. Dans le cas contraire, et sans que d'autres répartitions ne puissent être demandées, c'est le régime de droit commun qui s'applique.
Le contrat de travail du salarié étant rompu, le versement de cette rente est effectué par l' organisme gestionnaire externe Audiens-Capsag qui deviendra sur ce point l'interlocuteur du salarié.
L'adhérent perçoit mensuellement cette rente brute de son vivant et pendant toute la durée de l'adhésion.
La rente est versée pour une durée maximale de soixante mois, sous réserve des dispositions de l'article 2.1.4.
La rente est réévaluée selon les règles de l'article R 351-29-2 du Code de la Sécurité Sociale. La rente constitue l'avantage de préretraite et n'a pas le caractère d'un salaire.
En l'état actuel des textes, cette rente est soumise aux cotisations applicables aux revenus de remplacement et au régime fiscal des pensions et rentes viagères constituées à titre gratuit.
Le versement de la rente et le financement de la couverture de protection sociale sont automatiquement interrompus :
dès que le préretraité est en mesure de liquider une pension de base à taux plein au sens de l'article L. 351-1 du Code de la Sécurité Sociale;
dès que le préretraité demande la liquidation d'une pension de vieillesse, même par anticipation. Pour rappel, les parties ont convenu que le choix de liquider sa retraite par anticipation reste soumis à la seule volonté du salarié avant 60 ans.
dès que le préretraité reprend une activité professionnelle salariée ou comme non. salariée, autre que celle autorisée à l'article 1.1 du présent chapitre. En cas de manquement à l'une de ses obligations, le préretraité devra rembourser à l'organisme gestionnaire, les allocations de ressources indûment perçues.
si le préretraité décède, la rente étant temporaire, viagère et personnelle, elle n'est pas. transmissible au profit des ayant-droits du préretraité.
La Direction des NMPP et l'organisme gestionnaire Audiens-Capsag doivent être informés de la réalisation de ces hypothèses dans un délai d'un mois après la survenance du fait générateur.
En cas de constat par les NMPP ou l'organisme gestionnaire Audiens-Capsag du non respect par l'adhérent de ses engagements formalisés dans la convention d'adhésion et des conditions de l'accord, ou de fausse déclaration ou d'absence de déclaration des hypothèses visées au présent article par l'adhérent ou ses ayants droit, la responsabilité de l'adhérent ou, le cas échéant de ses ayant-droit, peut être engagée.
En cas de manquement à l'une de ses obligations déclaratives, le préretraité ou ses ayants droit sont redevables à l'organisme gestionnaire Audiens-Capsag des rentes indûment perçues.
En plus du versement de l'avantage de préretraite, une indemnité forfaitaire de rupture est versée à chaque adhérent sur son solde de tout compte.
L'objet de l'indemnité de rupture est de compenser pour le salarié le préjudice lié à la rupture du contrat de travail pour motif économique dans le cadre du Plan de Sauvegarde à l'Emploi en cours, et l'engagement de ne pas reprendre une activité professionnelle selon les conditions de l'article 1.1 du présent chapitre.
Cette indemnité se substitue pour tous les adhérents à toute autre indemnité légale et conventionnelle qui pourrait être liée à la rupture du contrat de travail et à toute indemnité conventionnelle de retraite due par les NMPP auxquelles les intéressés auraient pu prétendre en fin de carrière si leur contrat de travail n'avait pas été rompu.
Son calcul est effectué afin de permettre d'assurer pour toute la période passée en préretraite le niveau de garantie globale telle que précisée à l'introduction du présent chapitre.
Le résultat de ce calcul est majoré d'un complément égal à 3 mois brut du salaire de référence, payé en net, pour toutes les catégories. En tout état de cause, cette indemnité, majorée du complément de 3 mois de salaire, ne pourra être inférieure à 30 500 €.
En l'état actuel des dispositions légales et réglementaires applicables, cette indemnité sera exonérée au titre de l'Impôt sur le Revenu, des charges sociales et de la CSG-CRDS dans les limites réglementaires applicables.
Le présent dispositif a été conclu dans l'état des dispositions législatives et réglementaires en vigueur à la date de signature de l'accord et pour une durée déterminée, dont le terme est fixé au 31 décembre 2007, sous réserve des dispositions de la Partie 3 in fine.
A l'expiration de ce délai, les rentes liquidées continueront à être versées jusqu'à leur terme, dans les conditions prévues par le présent accord, mais aucune fin d'activité ne pourra être effectuée.
Le dispositif continuera à produire ses effets jusqu'au bénéfice, par le dernier adhérent, d'une pension de vieillesse de la Sécurité Sociale à taux plein.
Hypothèse de prolongation :Déclaration de candidature : est adressée par le candidat à la Direction 3 mois avant la date prévue de sa fin d'activité. Est accompagnée des documents permettant d'apprécier la situation du candidat, notamment le relevé de carrière au titre des droits à pensions d'assurance vieillesse. (A noter que ces délais sont réduits pour les premiers départs).
Offre d'entrée : à réception des éléments permettant d'apprécier les droits des candidats intéressés, la Direction leur adresse sous un mois une offre d'entrée dans le dispositif qui comprend une simulation de sa garantie. Le candidat doit répondre à cette offre dans le délai d'un mois. (A noter que ces délais sont réduits pour les premiers départs).
Convention d'adhésion : est proposée par la Direction des NMPP et signée par le salarié volontaire préalablement à la date prévue de fin d'activité. Formalise la rupture d'un commun accord, la date de cette rupture, l'adhésion au dispositif, les engagements réciproques et l'option choisie en matière de répartition de la garantie globale. Cette convention est irrévocable et définitive.
Fin d'activité : c'est le dernier jour de travail effectif (ou assimilé) défini comme suit: dernier jour du trimestre civil suivant la date d'anniversaire de 56 ans du salarié soit les 31 mars, 30juin, 30 septembre et 31 décembre de chaque année (A noter: tous les salariés ayant atteint l'âge de 56 ans avant le 31 décembre 2005 partent à cette date).
Rupture du contrat de travail : intervient après une période qui court à compter du 1er jour calendaire suivant la fin d'activité et qui correspond à la liquidation des congés payés acquis, des JRTT.
Entrée dans le dispositif de préretraite : le lendemain de la rupture du contrat de travail.
Avantage de préretraite : l'adhérent bénéficie à compter de l'entrée dans le dispositif et pendant toute la durée de couverture d'un avantage de préretraite servi sous la forme d'une rente viagère temporaire.

CHAPITRE 3 : DISPOSITIONS GENERALES |
La mise en oeuvre des diverses mesures, tant industrielles que sociales, contenues dans le présent accord, nécessitera une procédure d'information et de consultation du Comité central d'entreprise et des Comités d'établissement au titre :
du Livre IV du Code du Travail en ce qui concerne les différentes mesures de modernisation de l'entreprise ;
du Livre III du Code du Travail pour ce qui est des mesures sociales d'accompagnement de cette modernisation, qui nécessiteront la mise en oeuvre d'un plan de Sauvegarde de l'Emploi.
Compte tenu des consultations et des négociations déjà intervenues, les parties conviennent que chacune de ces deux procédures donnera lieu concomitamment à deux réunions du Comité central d'entreprise et des Comités d'établissement, l'avis étant rendu par chaque instance à l'issue de la seconde réunion de chaque procédure. Au cours de la première réunion, les membres du Comité central d'entreprise et des Comités d'établissement auront la faculté de présenter des solutions alternatives en vertu des dispositions de l'article L 321-3 du Code du Travail.
En tout état de cause, et afin de ne pas retarder la mise en place du présent accord et en particulier du dispositif de départ en préretraite, les parties conviennent que les avis définitifs seront rendus au plus tard le 15 février 2006.
Par ailleurs, l'information et consultation des comités d'établissement au titre de la procédure du livre IV comprendra les mesures industrielles contenues dans les accords locaux.
Le contenu détaillé du présent accord participe à l'information des élus et représentants syndicaux. Il est convenu que la Direction fournira aux élus et représentants syndicaux des Comité central d'entreprise et Comités d'établissement les informations détaillées contenues dans le présent accord, de manière à assurer leur parfaite information.
Pour le suivi du présent accord, une commission paritaire de suivi est constituée selon la composition suivante :
deux représentants par Organisation syndicale signataire
trois représentants de la Direction des NMPP
Cette commission pourra se réunir deux fois par an afin de suivre l'application du présent accord, sur demande de l'une ou l'autre des parties.
Le présent accord sera déposé par la partie la plus diligente auprès de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi dont relève le Siège Social, ainsi qu'au Greffe du Conseil de Prud'hommes de Paris.
Le présent accord sera notifié à l'ensemble des Organisations Syndicales Représentatives présentes dans l'entreprise.
Fait à Paris, le
Pour les NMPP
Pour l'Organisation Syndicale C.F.D.T
Pour l'Organisation syndicale C.F.E-C.G.C
Pour l'Organisation Syndicale C.F.T.C.
Pour l'Organisation Syndicale C.G.T.
Pour l'Organisation Syndicale C.G.T-F.O

| Annexe
à l'accord collectif d'Entreprise NMPP sur le Plan stratégique 2007 |